Le docteur Ermando Bruno a exposé de façon magistrale les principes à observer pour nourrir convenablement un Cocker Spaniel aux divers stades de sa vie (chiot, jeune chien puis adulte) et lorsqu’il est en bonne santé ou bien malade. Avant de lui donner la parole, je voudrais formuler sur le problème de l’alimentation du chien un certain nombre d’observations d’ordre général et pratique.
Depuis des siècles, le chien domestique (animal de compagnie par excellence) vit aux côtés et dans la dépendance de l’homme. Malgré lui, il a acquis de nouvelles habitudes alimentaires et il est devenu omnivore, c’est à dire qu’il se nourrit de tout ce que l’homme utilise lui même pour s’alimenter. Pour vivre, le chien absorbe n’importe quoi en n’importe quelle quantité. Mais parvient il ainsi à satisfaire ses véritables besoins physiologiques ? Cela, c’est une autre affaire.
Certains nourrissent leur chien en l’obligeant à ingurgiter des pâtées invraisemblables composées le plus souvent de vieux pain trempé dans de l’eau ; d’autres confectionnent des soupes avec leurs eaux de vaisselle auxquelles ils ajoutent, pour les rendre plus appétissantes sans doute, des os de poulet ou de lapin à demi épluchés. Ces os sont particulièrement dangereux pour le chien qui, dans sa hâte de manger, les broie sommairement et les transforme ainsi en autant d’esquilles aiguës qui une fois avalées, peuvent provoquer des perforations internes contre lesquelles il n’est pas de remède. Il existe encore bien d’autres façons de nourrir des chiens avec des "menus" plus ou moins.., élaborés.