Nous venons de le voir : la médecine et la chirurgie vétérinaires se développent. En ville, il arrive que le praticien se spécialise. A la campagne, la profession se bureaucratise. Les groupements de cabinets d’une part, la prévention systématique de la tuberculose et de la brucellose d’autre part, accroissent le volume de paperasses que le vétérinaire est obligé de tenir à jour. Dans les deux cas, il a besoin d’une assistante, employée à temps plein. De là, la création d’un nouveau métier exclusivement féminin de « secrétaire aide soignante ». En milieu rural, où ces jeunes filles sont le plus demandées, elles doivent savoir néanmoins qu’elles auront peu ou pas de contact avec les animaux.
Pourtant, les vétérinaires ruraux ont besoin d’« infirmiers », pour les aider dans les opérations de prophylaxie collective. Le Gouvernement a mis à l’étude un projet de loi qui définira exactement la formation de ces agents (ainsi d’ailleurs que leur dénomination officielle).
Un contrôle sévère des parcs zoologiques devrait ouvrir des débouchés aux soigneurs. Eux approchent réellement les animaux sauvages et peuvent seconder efficacement le vétérinaire, s’ils s’intéressent à leur métier. Et si on leur donne les possibilités techniques et matérielles de l’exercer correctement. La création d’un C.a.p., qui les valoriserait à tous égards, apparaît aussi souhaitable qu’hypothétique pour le moment.
Enfin, le chien et le chat, nos plus proches compagnons, ont également besoin qu’on leur vienne en aide ils se perdent ou on les abandonne trop souvent. Toutes les sociétés protectrices jouent donc un vrai rôle social. Certains garçons de chenil, passionnés de protection animale, en sont bien conscients. Malheureusement, ce job est souvent accepté temporairement, faute d’en avoir trouvé un autre.
Cependant, ce sont ces « petits métiers », soigneur de zoo ou garçon de chenil, qui méritéraient vraiment d’être reconsidérés. Car, plus que beaucoup d’autres, ils permettent de vivre avec les animaux. Et, sur le plan humain, de s’enrichir à leur contact.
Cas exceptionnel ici, l’assistante joue un vrai rôle d’infir,nière. Elle coupe les fils en fin d’intervention chirurgicale.