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Homme et le cheval

Parler du cheval exigerait un volume entier. Donc, il a fallu élaguer. Frôler sans pénétrer avec l’élevage du Pur sang le monde des courses, où le sport est si intimement lié à l’argent qu’on ne peut plus parler de « rapport privilégié » avec le cheval. Écarter le monde du cirque, où peu d’acrobates sont capables de réussir de difficiles exercices de voltige et où les débouchés de dresseur sont plutôt limités. Écarter aussi l’attelage, qui renaît en France, et qu’un excellent cavalier peut réussir avec un cheval dressé. C’est une des traditions du Haras du Pin, dans l’Orne. Il s’enseigne aussi dans certains centres équestres, mais n’est pas encore en France une discipline olympique.

En revanche, l’équitation bouge. Le nombre des cavaliers s’accroît chaque année. On en a recensé deux cent mille en 1975, dont la moitié environ monte régulièrement dans les centres équestres. Pour les encadrer, on manque de bons pédagogues, comme on manque de bons administrateurs pour diriger les clubs. Mais a t on les moyens de les former ? de les recruter ? Toute la question est là. Le temps n’est plus aux formules artisanales, à la prolifération des examens faciles. L’équitation se remet en question. L’École nationale de Saumur se construit...

Ferrer tous ces chevaux exige des maréchaux ferrants compétents. Là encore, les besoins sont évidents, mais les bonnes écoles insuffisantes. Affaire à suivre, afin d’accroître le nombre des futurs maîtres maréchaux, pour lesquels un C.a.p. a été créé en 1974.

Pour qui aime vraiment les chevaux, le métier de palefrenier offre aussi des débouchés, qui peuvent devenir intéressants dans les haras privés. Les éleveurs réclament des palefreniers qualifiés pour leurs précieux poulains de pur sang. Mais ferment hélas souvent leurs portes aux jeunes filles, qui ont beaucoup de mal en France à faire admettre leur compétence dans ce domaine. Cela dit, peut on apprendre à l’école le métier d’éleveur de chevaux, très complexe ? A condition d’être doué et de ne pas craindre un apprentissage « sur le tas », après une sérieuse formation théorique. Quant à l’officier des haras nationaux, il vient maintenant des Eaux et Forêts, via l’I.n.a. ou Polytechnique.

Enfin, seule forme vraiment démocratique de l’équitation, le tourisme équestre se développe. Et, pour apprendre aux randonneurs à ménager leur monture, il délivre des diplômes à des guides spécialisés, mais qui sont assez rarement salariés...