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Médecine vétérinaire

Le monde vétérinaire est en crise. Il y a environ 6 000 vétérinaires en France. Et il en faudrait de 9 685 à 12 385 en 1980 : selon le rapport Golvan (fruit d’une commission sénatoriale d’enquête). Ce manque flagrant est avant tout le résultat d’une longue période de malthusianisme. Et la situation est devenue trop critique pour ne pas évoluer. Ce qui ne veut pas dire que tous les futurs diplômés porteront la blouse blanche du praticien pour soigner les chats et les chiens. Dans quatre ou cinq ans, la France aura fait le plein « en canine ». Paris est déjà pratiquement saturé.

Nous manquons surtout de vétérinaires ruraux : leur nombre devrait au moins doubler, car les méthodes d’élevage moderne fabriquent des animaux de plus en plus fragiles. Mais le travail à la campagne est beaucoup plus dur et les vétérinaires sont mal préparés à soigner les gros animaux (il n’y a pas de fermes dans les Écoles). Les chevaux une branche spéciale attirent davantage. Cependant, installer une clinique équine n’est pas à la portée d’un débutant.

Quant au vétérinaire de parc zoologique, il se heurte à de multiples problèmes. Il ne reçoit aucune formation officielle en pathologie des animaux sauvages ; il est en général mal rémunéré. D’autre part, malgré le nombre excessif des zoos en France, les débouchés sont limités. Autres obstacles, pour le vétérinaire de la Coopération on ne part pas en Afrique noire comme au temps de la colonisation. Et notre pays ne propose pas d’experts aux organisations internationales qui offrent des postes intéressants.

Cela dit, la vie oblige parfois à composer avec sa vocation initiale et tous les vétérinaires n’ont pas forcément le contact direct avec les bêtes. Ils contrôlent par exemple les produits d’origine animale. Ces fonctionnaires ou vacataires ou contractuels sont les parents pauvres de la profession. Ce qui limite dangereusement leur nombre. Côté recherche, la plus grande disparité existe pécuniairement entre les scientifiques de la Recherche d’État et ceux du secteur privé. Et ce n’est plus, bien sûr, ce qui s’appelle « vivre avec les animaux ».

A chacun de choisir sa voie. Nous nous sommes efforcées de présenter en toute objectivité l’éventail des carrières.