« Parler du personnel des parcs nationaux, mon Dieu ! c’est un sujet bien ingrat. Il n’y a rien à en dire : aucun débouché. Il n’est pas question de créer des postes. Les jeunes veulent tous devenir gardes moniteurs... Ils se font beaucoup d’illusions. Ils ne se rendent pas compte qu’il est très dur de passer un hiver seul dans la montagne. La plupart des citadins ne tiendraient pas le coup. De toute façon le recrutement est presque exclusivement local. Doubler le nombre des gardes ? Non, c’est inutile chaque Français doit être un écologiste. L’éducation est à faire dès la maternelle... » Tel est l’avis du ministère de la Qualité de la vie...
Du côté des parcs régionaux, la situation est officiellement tout aussi bloquée. Submergés de lettres de candidatures, certains organismes ont fait ronéotyper une réponse standard pour décourager les postulants.
Est il vraiment inutile d’espérer ? Les besoins existent. « Pour apprendre le respect de la nature aux enfants, il faut les sortir sur le terrain », dit Pierre Aguesse, professeur d’écologie. Il ajoute, hélas : « nous n’avons déjà presque plus de grands territoires qui puissent devenir des sanctuaires (des parcs nationaux). En revanche, la France ne manque pas de régions qui mériteraient d’être protégées sans pour cela être vides d’habitants. » Avec des crédits, la situation peut évoluer favorablement.
Quoi qu’il en soit, l’engouement des jeunes est le seul point commun entre parcs nationaux et parcs régionaux, où la protection de la nature se fait « au second degré ». Le travail de l’animateur ne se compare pas à celui du garde moniteur : l’observation de la faune sauvage n’entre pas dans ses attributions. D’ailleurs, la « faune » visible d’un parc régional se limite souvent aux vaches, ânes et chevaux de trait folkloriques, voire au gibier d’élevage...
Il y a bien sûr des organisations non gouvernementales : elles sont de plus en plus nombreuses dans le monde. On estime en France à quatorze mille le nothbre des associations régionales et locales de défense de l’environnement. Elles proposent hélas très peu d’emplois rémunérés.
Le contact avec les animaux de compagnie évidemment existe dans les sociétés protectrices, même au niveau des secrétaires et des employées de bureau. Mais ce n’est pas dans les S.p.a. qu’il faut aller « pour gagner sa vie ». Seuls, les refuges importants et les sièges des sociétés des grandes villes Paris surtout ont un personnel salarié. Le travail est fréquemment bénévole : un bon moyen toutefois pour les jeunes dévouements de s’exprimer.