Les canons postérieurs sont chez le Briard, contrairement à ce que l’on constate dans certaines races étrangères comme le berger allemand ou le berger belge, toujours à tendance verticale. Pour avoir de bons aplombs du membre postérieur, le plan vertical parallèle au plan médian partant de la pointe de la fesse doit passer par la pointe du jarret et diviser en deux portions égales la partie inférieure du membre.
Les jarrets clos déterminent la "panardise" du membre postérieur. Si ce défaut n’intéresse que la région du pied, on dit que le chien a les pieds "en dehors" ou les pieds "panards". Dans les races où les ergots postérieurs sont constamment présents, cette "panardise" est bien souvent constatée. Il semblerait que ces attributs inutiles pourraient sinon être déterminants, du moins favoriser ce défaut, ce qui se constate d’ailleurs plus fréquemment chez le berger de Beauce que chez le berger de Brie. Il est vrai que dans cette dernière variété, l’abondance de la fourrure peut masquer en partie ce vice d’aplomb. Le Dr en pharmacie Aubry estimait que, chez le Briard, la panardise provenait plutôt du manque de muscles intérieurs et extérieurs de la cuisse. Au point de vue anatomophysiologique, cette explication ne paraît guère satisfaisante.
N’a t-elle pas été émise par ce Président du Club du Briard dans le but d’absoudre les ergots de cette malfaisance ?
Si l’étiologie de la panardise est souvent inconnue, elle peut sans certains cas s’expliquer dans la transmission héréditaire des jarrets clos, les troubles de la formation osseuse (rachitisme, ostéoporose etc...) pendant la croissance.
Lorsque les métatarsiens se resserrent progressivement vers le bas en pivotant vers l’intérieur, on a un membre "cagneux". Cette malformation n’intéresse quelquefois que la région podare, alors le pied est dit "cagneux". Si on regarde l’animal de profil, le canon a une position à peu près verticale, et la verticale tombant de la pointe de la fesse arrive juste en avant du pied. Si le chien étend son membre postérieur en arrière, il prend la position du "camper". Si, au contraire, il ramène son membre sous lui en fermant l’angle du jarret, on dit que le chien est "sous lui du derrière ». Tous les vices d’aplombs entraînent naturellement des positions inesthétiques et des fatigues supplémentaires dans les allures rapides ; au contraire, si les aplombs sont corrects, la direction de la colonne vertébrale doit être normale, alors que le "rassembler" peut déterminer la voussure de la région dorso lombaire et le "camper" exagérer le dos creux ou ensellé.
D’une manière générale chez un chien bien conformé, la distance mesurée entre la pointe des coudes et le sol doit être égale à celle mesurée entre la pointe des fesses et le sol. La distance entre coudes égale celle entre les axes des avant bras, du genou ou poignet et des pieds antérieurs, comme la distance entre pointe des fesses égale celle entre les axes des jambes, des jarrets, des canons, et des pieds postérieurs. L’égalité entre toutes ces distances concrétise les aplombs corrects parfaits.
Dans les bons aplombs, toutes les articulations sont normalement sollicitées dans les mouvements. Les poids et pressions sont répartis selon les règles physiologiques et la sustentation offre le maximum de fixité, d’équilibre et de fermeté. II en résulte aussi une démarche régulière, ne nécessitant pas d’efforts supplémentaires et ne provoquant pas la fatigue et l’usure prématurées des rayons osseux et de leurs articulations.