La plupart des oiseaux mâles, à la saison des amours, arbore des plumes aux couleurs vivaces pour se faire reconnaître des femelles. L’oiseau à berceau, lui, n’a pas une livrée flamboyante à montrer et doit se résoudre à attirer une femelle par d’autres stratagèmes. Il lui construit donc un berceau de verdure et le décore avec des objets brillamment colorés afin de l’impressionner. Il existe dix sept espèces d’amblyornis et quatre façons de faire sa cour. Le premier groupe ne prend même pas la peine de faire un berceau. Le second groupe, qu’on nomme les metteurs en scène , nettoie un espace sur le sol et pose des feuilles nouvellement cueillies. D’autres oiseaux à berceau, les « constructeurs de mai », entassent des brindilles autour d’un jeune arbre jusqu’à ce que la pile atteigne près d’un mètre. Une autre pile est faite un peu plus loin et ses sommets sont réunis pour former une espèce de charmille. Un jardin accompagne habituellement ce genre d’édifice. L’oiseau décore les murs et le sol avec des fleurs, des mousses, des baies rouges et des coquillages d’escargot. Les berceaux les plus élaborés sont ceux faits par les « constructeurs d’avenues ». L’oiseau, d’abord, fait un parterre de brindilles, puis il construit deux murs, toujours avec des brindilles. Les sommets de ces murs se réunissent en forme d’arche et sont décorés avec des objets tels que plumes, petits galets, fleurs. Deux espèces utilisent même comme pinceau des feuilles ou des écorces d’arbre, pour peindre les murs.
De tous les oiseaux, l’oiseau de paradis est celui qui a développé pour la saison des amours, le plumage le plus varié et le plus spectaculaire. Les queues des mâles forment de merveilleux éventails, dont une paire de plumes bien plus longues dépasse et traîne derrière eux. Certains oiseaux sont parés de longues plumes autour du cou elles peuvent s’ériger en collerette somptueuse. D’autres se suspendent, la tête en bas, et leur long plumage pend autour d’eux, créant un spectacle raissant.
Tout naturellement, des oiseaux aussi beaux ne sont pas passés inaperçus quand leur habitat, l’île de Nouvelle Guinée, fut explorée pour la première fois au seizième siècle. Au dix neuvième siècle, le commerce de « peaux de paradisiers » devint très important pour satisfaire les demandes de la mode. Plusieurs espèces furent menacées de disparition. Heureusement, le commerce des plumes d’oiseaux de paradis est aujourd’hui contrôlée, et ces oiseaux ont une chance de survie.