Les plaies opératoires sont régulièrement nettoyées au mélange alcool éther et pulvérisées avec des aérosols antiseptiques ou antibiotiques.
Il suffit d’haubaner ensemble les 2 oreilles à l’aide de couches successives et superposées d’albuplast.
Pour assurer le succès de l’intervention, il faut éviter la rétraction cicatricielle et la formation de "noeuds" entraînant par la suite un port défectueux. Il est nécessaire dès le 5e ou 6e jour d’effectuer des massages, qui en réalité sont de vigoureuses tractions des tissus, en tenant d’une main la base de l’oreille et de l’autre en tirant par la pointe dans le sens de la longueur de la coupe. Ces manipulations sont douloureuses et nécessitent de museler l’animal et de bien le tenir.
La suture "en surjet" des bords libres des téguments internes et externes facilite la rapidité de la cicatrisation.
En général, la cicatrisation complète est terminée vers le 1 ? ou 20 jour, mais il est souvent indispensable chez certains sujets (à cartilages insuffisamment rigides ou aux muscles redresseur, insuffisamment développés ou manquant de puissance de contraction) de poursuivre pendant plusieurs mois des massages quotidiens qui ne font pas souffrir le patient. Dès le 8e ou 10 jour, on peut enduire les croûtes de la plaie d’amputation avec une vaseline pure et stérile ou avec une pommade antiseptique.
Chez le chien de berger de Brie, l’amputation n’est pas effectuée en pointe comme chez le berger de Beauce, elle doit être "arrondie", c’est ce que l’on d signe par la coupe "en coquille". J. Brégi, un des plus fins connaisseurs de cette race en a décrit les détails pour bien réussir l’aspect spécial que doit présenter la tête du Briard. Le croquis ci après va permettre de comprendre plus facilement qu’une longue explication. Cependant, il est utile de rappeler qu’avant d’opérer il est indispensable de tondre largement et de procéder à une rapide désinfection préalable.
Notre confrère M. Willot a décrit récemment une technique relativement compliquée et ne l’ayant pas expérimentée, il m’est impossible de préjuger des résultats obtenus.
Ce que toutefois on peut dire, c’est qu’en général les imperfections de l’otectomie sont dans cette race forcément masquées par l’abondance des poils et des franges.
Le procédé recommandé par le Dr Willot nécessite une pince d’un gabarit spécial. Dans son exposé, il est question de différents types de la tête. J’ai insisté dans les commentaires du standard sur le fait que, contrairement à ce que pensent certains, le Briard est bien un médio ligne à profil rectiligne et non longiligne, si l’on s’en rapporte aux définitions de Baron.
La tête peut être courte, trapue, et dans ce cas une oreille pas trop longue et relativement large lui convient mieux, mais il nous semble inopportun que "l’oreillon" soit conservé. A l’opposé, si la tête est longue, plus étroite (elle n’est pas longiligne pour autant) ; l’oreille un peu longue est plus seyante, mais en ce cas encore, il est inutile de conserver "l’oreillon" qui paraît élargir exagérément la base.
L’essentiel est de se souvenir que les oreilles et la tête doivent bien s’harmoniser.
Quant à la mise en place de haubans en utilisant les poils agglutinés par une colle textile forte, résistante et à prise rapide, il est douteux de penser que cet appareillage soit efficace pour faire redresser correctement et plus rapidement les oreilles, surtout si les cartilages sont mous et peu rigides.