Il y a plus de 100 millions d’années l’amie et l’orphie d’eau douce étaient très largement distribuées sur les continents d’Europe et du nord des États Unis. Aujourd’hui on ne les trouve plus guère que dans les rivières et lacs dans l’est des États Unis. Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’amie s’est tellement adaptée à son environnement qu’elle est considérée comme un fléau. L’amie ressemble vraiment à un poisson préhistorique. La tête est protégée par de lourdes plaques et elle a des écailles osseuses disposées en tuiles. La vessie natatoire lui sert de poumon et ainsi l’amie peut vivre dans des eaux stagnantes pauvres en oxygène en aspirant l’eau à la surface. Elle peut même vivre près de 24 heures hors de l’eau.
L’orphie d’eau douce également une apparence préhistorique. Elle a une mâchoire d’aspect dangereux deux fois plus longue que la tête. Les écailles osseuses serrées le long des côtés lui donnent un aspect cuirassé. Elle mange n’importe quoi et fouette latéralement sa proie d’une rangée de dents aiguës. Elle a un appétit énorme et n’est pas populaire parmi les pêcheurs qui se plaignent que non seulement elle prend plus que sa part de poisson mais qu’elle vole aussi l’appât sur les hameçons.
Vous avez peut être eu la chance de voir un saumon dans les masses d’eau bouillonnantes, essayant de sauter par dessus une chute d’eau pour remonter la rivière. Quelquefois cela lui prend un peu de temps mais il finit toujours par y arriver. Qu’est ce qui le pousse à remonter une rivière avec des obstacles aussi durs ?
Le saumon du Pacifique, aussi bien que celui de l’Atlantique naît dans l’eau douce mais passe la plus grande partie de sa vie dans la mer. Après plusieurs années de nutrition et de croissance dans la mer, le saumon retourne instinctivement à son lieu de naissance pour y frayer. Bien qu’il puisse être à des centaines de kilomètres de l’embouchure de sa rivière natale, il en retrouve toujours le chemin. Les zoologistes ont découvert qu’il a un sens olfactif très développé, et il se pourrait même qu’il reconnaisse l’odeur de l’eau de « sa » rivière, Il remonte le courant sautant par dessus les obstacles qui se trouvent sur son chemin, jusqu’au moment où il trouve une place favorable, de l’eau claire et un fond de gravier, pour y frayer. Une fois ceci fait, il est très fatigué car depuis qu’il a quitté la mer il ne s’est pas nourri. Le saumon du Pacifique meurt alors. Par contre, le saumon de l’Atlantique retourne vers la mer. Beaucoup succombent à des mycoses en chemin, mais d’autres arrivent à destination et continuent leur vie marine. Après éclosion de l’oeuf, le jeune saumon reste environ un an dans la rivière avant de descendre vers la mer où la nourriture est plus abondante.