La longueur optimale à réaliser se détermine de façon que l’oreille une fois amputée se trouve en parfaite harmonie avec l’importance et la longueur totale de la tête. Il faut utiliser une pince à courbure peu convexe pour effectuer le premier temps de l’opération.
En adossant les deux pavillons par leurs surfaces externes, une simple petite incision de 2 mm dirigée vers le bas et l’arrière, effectuée avec la pointe des ciseaux, détermine la longueur désirée et évite les possibilités d’asymétrie.
La convexité étant disposée du côté du bord externe de la conque, le lambeau à exciser part de la petite incision précédente jusqu’au repli, dénommé "oreillon", compris. On manoeuvre rapidement les vis de serrage à papillon, tout en veillant à ce que les tissus soient tendus sans faire de plis.
A l’aide d’un thermo-cautère électrique, à essence, à éther Dechery ou simplement avec un fer plat porté au rouge blanc), on nivelle les tissus au ras de la pince ; ainsi l’hémostase est parfaite et la pince peut être enlevée sans une goutte de sang.
Certains prétendent et du fait de ma longue expérience, je conteste formellement cette opinion) que la cautérisation retarde la guérison, favorise la suppuration (jusqu’à la chute de l’escarre, la rétraction des tissus et les cicatrisations vicieuses.
Après les différentes opérations relatées ci avant, à la base de l’oreille demeure un petit lambeau de peau triangulaire qu’il faut exciser en l’enserrant entre les mors de la pince hémostatique. Une légère cautérisation parfait le tout.
Ceux qui préfèrent pratiquer la suture en surjet doivent, dès l’enlèvement de la pince, placer rapidement une pince hémostatique dite de "Doyen", puis effectuer la suture de la peau dorsale contre la peau ventrale par points peu serrés en évitant le cartilage .