Si vous avez une santé délicate ou si vous avez tant de choses importantes à faire dans l’existence que vous ne pouvez réellement pas consacrer un peu de votre précieux temps autrement que si la fantaisie vous en prend et sans aucune méthode personnelle au petit chien que vous avez l’intention d’acheter et si, par ailleurs, les membres de votre famille ne peuvent pas non plus ou ne veulent pas s’occuper de lui, alors renoncez à votre achat.
Si vous êtes attiré par les chiens en général et par un petit Cocker en particulier, n’oubliez pas que celui ci n’est pas un bibelot que vous pouvez placer où vous en avez envie pour le contempler à votre gré. C’est un être vivant qui est le siège d’une série de fonctions physiologiques que personne ne peut modifier et qui obéit à des règles aussi bien physiques qu’affectives. Il ne paraît pas inutile de rappeler ces quelques vérités essentielles lorsqu’on sait que certaines personnes décident d’acheter un chien tout simplement parce qu’elles en ont envie sans avoir la moindre idée des efforts et des soins qu’il faut absolument lui prodiguer pour faire son éducation en tenant compte de ses besoins physiques et psychiques, en un mot de tout ce qui constitue cet être vivant.
A partir du moment où le jeune chiot est entré dans votre demeure, vous devez lui enseigner progressivement, et avec la plus grande patience, toutes ces choses si compliquées pour lui
qui constituent son éducation. N’attendez pas de lui qu’il obéisse passivement comme une recrue dans une caserne. N’imaginez pas que vous obtiendrez des résultats formidables après lui avoir dit deux ou trois fois seulement : « Voilà où tu dois faire tes besoins ! », ou bien : « Les pieds de ces meubles ne sont pas des os à ronger ! », ou encore : « Il ne faut pas faire des saletés sur ce tapis ! ». Le jeune chien ne peut comprendre votre langage d’homme même si vous insistez pour lui démontrer que l’humidité abîme la moquette et que les pieds de tel ou tel meuble appartiennent à un objet d’époque que vous n’avez pu vous procurer qu’en dépensant une somme folle.