Il s’agit d’une maladie nerveuse qui peut se manifester subitement, aussi bien chez le chiot qui n’a encore que quelques semaines que chez un chien très âgé.
Dans le premier cas, le propriétaire du chien doit immédiatement s’adresser au vétérinaire afin de réduire le nombre et la durée des crises. Ainsi, le chien pourra, pendant des années, ne plus être assailli par les crises qui l’ont tant fait souffrir. Toutefois, on ne peut jamais parler de guérison complète.
L’épilepsie que nous appellerons "sénile" se manifeste quand le chien est devenu vieux ; dans ce cas, la maladie complique et attriste la dernière partie de sa vie.
Il existe deux sortes de crises. Quand elles sont légères, l’animal est inquiet, anxieux, perd l’équilibre. Bien que ne perdant pas complètement conscience, il vacille, grince des dents, a les yeux hagards, s’écroule sur le sol en se raidissant spasmodiquement. La crise dure quelques minutes, puis l’animal se relève, se secoue un peu et redevient normal.
Par contre, quand l’attaque est grave, elle dure quelques minutes de plus et commence par un vacillement du chien qui ne peut plus marcher droit ni se tenir debout. Il tombe alors pesamment
sur le sol et son corps tout entier est secoué par de longs et constants tremblements nerveux. Très vite, les convulsions s’intensifient, le chien perd connaissance, sa bouche se desserre et se serre continuellement en laissant échapper un long filet de bave écumeuse.
Les yeux du chien lors d’une crise d’épilepsie sont significatifs : fixes, vitreux, dilatés, ils restent insensibles même s’il sont frappés par une lumière vive.
Perdant tout contrôle de lui même, le pauvre animal urine et émet des selles en abondance, puis, peu à peu, se calme, redevient sensible, manifeste des signes d’intelligence, se relève de lui même. La crise est passée : elle a duré plusieurs minutes mais a laissé le chien las et épuisé. Toutefois, elle n’influe pas sur son appétit ni sur son enthousiasme.
Il existe une forme d’épilepsie très particulière qui ne déclenche des crises que si certaines régions du corps dites épilepto gènes sont comprimées, voire à peine effleurées : ces parties se trouvent au niveau du garrot, du cou, de la nuque. Le maître d’un animal affecté de cette forme d’épilepsie sait que son chien aura une crise si quelqu’un touche, ne serait ce que légèrement, ces zones épileptogènes ; il doit donc veiller à ce que personne, pensant caresser affectueusement le chien, ne suscite la terrible crise.
Un chien épileptique est toujours plus délicat et sensible que les autres ; il est difficile à élever, ne peut jamais être réprimandé sévèrement, doit toujours être traité avec amour, affection et compréhension, doit vivre dans un milieu reposant, ne supporte pas les bruits violents, les coups de fusil tirés à l’improviste, les disputes.
Par conséquent, si vous avez des enfants, ne gardez pas un chien épileptique.
Seul le vétérinaire prescrira les soins à donner ; le régime doit être léger et substantiel ; les promenades au grand air sont toujours indiquées.
Pendant les crises d’épilepsie, il convient d’aménager autour du chien suffisamment d’espace pour que l’animal ne se blesse pas en se cognant la tête ou les pattes contre les meubles ou contre le mur ; quand, peu à peu, il revient à lui, il faut le caresser et lui prodiguer le maximum d’affection.