Le club "Les Amis du Briard" fut fondé en 1909 sur l’instigation de Lamarque, qui fut grand éleveur, grand connaisseur et juge réputé du chien de berger de Brie. Les premiers fondateurs du club, tous des éleveurs réputés ou des cynophiles éprouvés furent : Jacques Froment Meurice, Verlinde, Henry Simon, j. de Vasson, Menans de Corre qui sélectionnèrent la race pour l’amener au modèle actuel. Mis en sommeil pendant la guerre 14 18, il fut reconstitué en 1923 grâce aux efforts de Jules Dunet Lamarque en assura à nouveau la Présidence, Dunet le secrétariat. Pendant la période s’étendant jusqu’à la guerre de 1939, le club manifesta sa vitalité en organisant de nombreuses expositions spéciales au sein de l’Exposition de Paris, dans les expositions de province, au Concours général agricole et des expositions spéciales à Paris, Salle Wagram ou au Parc des Expositions Porte de Versailles où étaient réunis de nombreux sujets de grande qualité.
Il y eut avant la guerre de 1939 un engouement important, de la part des cynophiles français, pour cette race.
Deux clubs se disputaient les faveurs des amateurs pour défendre et propager la race : Le Club les Amis du Briard et le Club des Amateurs de Briards. Mais la guerre leur porta un coup très sérieux. En juin 1946, à la demande de la Société Centrale Canine qui avait décidé d’exiger un seul club par race, les représentants des deux clubs se réunissaient au "Palais des Sports". M. Lamarque membre d’Honneur des deux clubs présida la réunion. La fusion étant adoptée sur la proposition de Legendre, le nouveau club reprit le nom du club le plus ancien "Club les Amis du Briard". Legendrc fut élu président et dirigea le club jusqu’à son décès en 1949. Le Dr Aubry lui succéda et le secrétariat fut confié à un amateur convaincu et dévoué, M. Tourneur auquel succéda en 1955, M. Montenot. En 1959, M. Méreau, éleveur à l’Aigle, occupa la présidence, mais déjà depuis quelques années la diminution du nombre des amateurs s’accentuait.
Les classes en Exposition s’amenuisèrent malgré les efforts de quelques bons éleveurs comme Blanger en Picardie, Mmc Dirringer en Bretagne, Mile Turgis en Normandie, Mme Roques Vialles dans le Midi et de M. Janicot dans le Massif Central, Mile Mopty en Picardie. La cause est pour une grande part due aux exigences de la vie moderne, beaucoup d’amateurs hésitant à posséder un chien de grand format, dont la fourrure nécessite un entretien important et constant. En 1963, M. Pouchain, alors Vice Président de la S.C.C., prit la présidence et fut admirablement aidé dans sa tâche par une secrétaire dynamique et convaincue, Madame de Fontenilles, et avec les efforts combinés des administrateurs du Club, celui ci reprit une nouvelle vigueur ; les amateurs et les éleveurs sont devenus plus nombreux avec une production de sujets de très bonne qualité ; les classes sont en général très largement représentées.
Depuis 5 ou 6 ans, on constate d’ailleurs une progression constante et très importante de cette race dans toutes les manifestations canines, et si les inscriptions au L.O.F. ne reflètent qu’imparfaitement la progression des naissances, on relève les chiffres ci dessous qui indiquent que depuis 1976 jusqu’à l’année dernière la progression a été de 300%.
Alors que dans les autres races de chiens de berger français, le Beauceron arrive en 1981 au chiffre de 2894 avec une hausse de 60% pour la même période, le berger Picard présente, avec seulement 144 inscriptions, une perte de 20%, et le berger des Pyrénées progresse de 47% avec 787 inscriptions toujours pour 1981.
A l’étranger, notamment en Hollande et aux U.S.A. se développe une action très soutenue pour la propagation et la renommée de cette belle race française.
Actuellement, le Club est présidé par M. Bernard Weber qui a succédé en février 1977 à M. Gaston Pouchain.