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 Hygiène et pathologie

Généralités

Un ouvrage tel que celui ci ne permet que d’aborder succinctement les problèmes de pathologie, et il est d’usage de les traiter en même temps que les notions d’hygiène aussi, pourrait on dire sans être foncièrement paradoxal que si l’hygiène était parfaitement comprise et observée dans tous les domaines où elle peut intervenir, elle supprimerait radicalement la pathologie : l’hygiène est en effet constituée des moyens propres à conserver la santé, en permettant l’accomplissement normal des fonctions de l’organisme et en harmonisant les rapports entre l’être vivant et son milieu ambiant, afin d’éliminer notamment les influences nocives chimiques, bactériennes, virales, etc... et les déséquilibres éventuels alimentaires, psychologiques, etc... que peut entraîner ce milieu.

Nous nous bornerons bien sûr à des notions sommaires qui pourront bien souvent paraître évidentes.

En ce qui concerne la pathologie, il n’est pas question non plus d’effectuer une revue exhaustive de toutes les affections que peut présenter un chien de berger elles sont identiques à celles qui peuvent se rencontrer chez tous les chiens. Nous ne parlerons donc que des affections dont la probabilité est plus grande chez le chien de berger vivant et travaillant comme tel.

La prévention des affections microbiennes et virales se fera grâce au programme des vaccinations que tout chien doit subir selon un calendrier désormais bien précisé par l’expérience.

Tout propriétaire soucieux du bien être de son compagnon, et de ses propres intérêts, se doit de tout mettre en oeuvre pour prévenir plutôt que d’avoir à guérir. Quels que soient les moyens modernes que nous offre la thérapeutique, les mesures d’hygiène quotidienne et de prévention régulière, à la fois simples et comparativement économiques, conservent toute leur valeur et leur importance ; cette dernière est encore majorée s’il s’agit d’une collectivité, ou d’un élevage dans lequel la concentration animale constituera toujours, quelles que soient par ailleurs les précautions prises, un facteur d’aggravation du risque.

Locaux d’isolement et de "quarantaine"

Un local permettant d’isoler un chien suspect ou nouvellement introduit semble indispensable. Ce local permet de placer en observation tout nouvel animal introduit dans l’élevage et susceptible d’y apporter des parasites ou bien des germes infectieux.

Il peut servir à l’occasion pour y placer les chiennes en chaleur. Son entretien hygiénique doit être encore plus méticuleux, s’il est possible, que celui des autres locaux.

HYGIENE DES LOCAUX

L’hygiène corporelle n’a de sens que si les locaux sont propres et sains il ne sert à rien de "bichonner" un chien si l’état de sa niche, de sa litière, de son enclos, anéantissent en peu de temps les efforts prodigués sur l’animal lui même.

La niche, nous l’avons vu doit être démontable : entre autres avantages, c’est pour en faciliter le nettoyage qui pourra s’effectuer avec tout antiseptique détergent non irritant. Il en existe à l’heure actuelle de nombreuses variétés, adaptées à un emploi sur des objets au contact de l’animal.

Ils sont constitués en général d’un produit émulsionnant qui dissout les substances "grasses" auquel est adjoint un antiseptique et souvent une substance antiparasitaire. Leur emploi ne supprime pas celui de la brosse, de la raclette, et de tout moyen mécanique de décrassage préliminaire.

La litière, si litière il y a, ce dont nous avons déjà parlé, doit être fréquemment changée, et constituée de matières naturelles dont certains ont un rôle hygiénique : nous l’avons fait remarquer à propos des fougères.

L’enclos doit chaque jour être débarrassé des déjections qui le souillent et finiraient par y constituer un milieu favorable au développement des germes microbiens.

Le matériel destiné à l’alimentation retiendra toute l’attention de l’éleveur. Plutôt que des installations fixes à usage permanent, il faudra préférer le matériel mobile, dont un second jeu sera mis en service pendant la période de trempage du premier. Ses surfaces devront être lisses. Il existe à l’heure actuelle de nombreux modèles de gamelles métalliques pourvues de support qui en assurent la stabilité. Le métal anodisé, dit de qualité "alimentaire" par référence aux normes exigibles en matière de fabrication des récipients à usage alimentaire humain, est évidemment la solution de choix.

Désinsectisation-Dératisation :

Quels que soient les efforts déployés, la présence d’un animal, de ses déjections, de son alimentation, attirera les insectes, les acariens, les rongeurs.

Sans insister sur le rôle pathogène direct ou indirect de certains d’entre eux la leishmaniose par les phlébotomes dans les régions où sévit cette maladie, la piroplasmose par les
tiques, la leptospirose par l’intermédiaire des urines de rongeurs, il sera toujours bon de veiller à la tranquillité de votre chien que ces parasites viendraient troubler, à plus forte raison s’il s’agit d’une chienne allaitant une portée de chiots, l’énervement de la mère rejaillissant sur le comportement des chiots.

Dans tous les cas, les produits utilisés devront être choisis pour ne pas être toxiques pour l’animal que l’on désire protéger, et seront disposés hors de sa. portée.

Si les acariens sont nombreux du fait de la végétation environnante, il faudra procéder à une véritable pulvérisation des arbustes, particulièrement au printemps et à l’automne, dans un large rayon aux alentours du chenil.

Contre les insectes, il existe des peintures dorion recouvre certaines surfaces hors de la portée du chien et qui, par contact, suppriment les importuns. Elles paraissent particulièrement efficaces, attirant les insectes et les tuant.

Tous les produits utilisables en matière de "dératisation" sont toxiques pour le chien, quelles que soient par ailleurs les garanties souvent fallacieuses qui figurent parfois sur les emballages.

Ces produits devront donc être disposés hors de la portée du chien, autour du chenil, sous des objets assez lourds pour ne pas être accidentellement renversés par l’animal au cours d’une période de liberté. Quelques parpaings constituent également une excellente cache au sein de laquelle l’appât pourra être déposé pour y être consommé sans être accessible au chien.

N’oubliez pas que du fait de leur mode d’action, ces produits, une fois absorbés par le rongeur, rendent le cadavre de celui ci lui même toxique ! Ne laissez pas votre compagnon, sous prétexte que sa nature est d’être un dératiseur naturel, jouer avec et finalement ingérer un cadavre de rongeur lui même mort ou moribond d’intoxication !

Nous ne pouvons quitter le domaine de l’hygiène sans aborder celui de l’hygiène des aliments. Ceux ci, indépendamment de leurs qualités nutritives, doivent présenter toute garantie de bonne conservation : c’est un lieu commun de rappeler que les produits carnés hachés constituent un excellent milieu de culture microbienne d’autant plus efficace que le brassage dû au hachage, joint à la surface créée par ce dernier, sont des causes favorisant un envahissement microbien insidieux mais excessivement rapide, surtout par temps chaud. Le réfrigérateur ne constitue à ce sujet qu’une fausse sécurité il ne restitue, au mieux, que ce qu’on lui a confié !

HYGIÈNE CORPORELLE

Faut il ici parler de toilettage ? Disons qu’il s’agit d’un toilettage élémentaire, à but plus hygiénique qu’esthétique, l’un ne nuisant pas à l’autre, mais le préparant, en en constituant le premier stade.

L’entretien journalier du chien est du ressort, et même du devoir, du maître. Il doit devenir une habitude excellente à inculquer à un jeune chiot, même en l’absence de nécessité évidente (je pense aux poils courts), ne serait ce que pour lui apprendre la soumission à vos exigences. Ce n’est pas une fois parvenu à un âge où le caractère est formé, et la fourrure inextricable, que vous donnerez à votre élève l’impression qu’il s’agit d’une formalité sans désagrément majeur

La première précaution à prendre est de mettre l’animal, et vous même, dans des conditions confortables si vous rejoignez votre chien par terre, il croira à un jeu, et vous serez peu à l’aise. Apprenez lui, dès le jeune âge, quitte à vous faire seconder, à se tenir tranquille sur une table.

Bien sûr le problème sera toujours plus simple chez le chien à poil court ou semi long que dans les races à poil long. Mais vous serez surpris vous même de la multitude et de la variété des éléments qu’un instrument adapté à la fourrure de votre animal peut vous permettre de lui subtiliser

Chez le chiot, la bourre tombe progressivement et est remplacée par un sous poil plus couché et le poil de couverture vers l’âge de 4 mois, la bourre y étant elle même développée de la naissance aux alentours de la 6e semaine. La fourrure est complète ce qui ne veut pas dire à son stade définitif d’évolution vers l’âge de 7 mois.

Sauf pour les chiennes reproductrices dont les périodes de mues sont déterminées par les dates de mise bas, votre chien présentera deux mues par an, dont l’une à peu près à la date anniversaire de la naissance. Ces mues, dont l’une est plus importante que l’autre, sont sous la dépendance de facteurs hormonaux complexes qui aboutissent au remplacement total du poil et du sous poil, chaque année. Il faut noter que des chiens entretenus en conditions climatiques artificielles (chauffage central pour les chiens vivant en appartement) présentent une mue presque permanente, les phénomènes régulateurs de différences saisonnières de température semblant faire défaut.

Quoiqu’il en soit de l’état de votre animal, il convient de commencer le toilettage par un peignage ou un étrillage à l’aide d’un instrument choisi de telle sorte qu’il remplisse son rôle sans entraîner de douleur inutile : brosser un animal à la fourrure emmêlée ne servira à rien. Il convient de choisir un peigne dont l’écartement des dents (ou une étrille possédant les mêmes caractéristiques) permettra sans effort inutile un "débourrage" préparant la finition. Quand un peigne d’une certaine taille passe facilement, il convient d’en prendre un à écartement moindre afin d’éliminer tout ce poil mort qui est superflu.

Ce peignage doit éliminer sans arracher ni casser le poil. Ce poil mort se détache d’ailleurs facilement et vous pourrez vérifier qu’il n’est pas de la même couleur que la catégorie de poils identiques encore vivants ! Le but n’est pas d’éliminer tout le sous poil dont votre berger a besoin pour assurer son équilibre thermique et la protection de sa peau, mais d’éliminer les éléments morts retenus dans les poils vivants. L’instrument ne doit pas casser le poil dans les races qui nous intéressent ici, contrairement au but recherché dans d’autres races à poil dur.

Les toupillons éventuellement rencontrés, ne doivent jamais être coupés, mais d’abord démêlés au doigt, afin de faciliter le reste du travail. Enfin l’opération est terminée en brossant avec une brosse dure qui ordonne le poil, lui donne son brillant en éliminant la poussière et ôte les poils demeurés en surface.

Toutes ces manoeuvres ont, en outre, l’avantage d’effectuer un massage de la peau, qui entraîne une vasodilatation, elle même génératrice de conditions favorables à la vitalité du poil et du sous poil et à sa repousse dans de bonnes conditions. Une bonne habitude consiste à obliger le chien à se coucher de lui même pour vous faciliter la tâche. Les chiens habitués prennent ces poses spontanément avec beaucoup d’aisance.

Le toilettage doit permettre de vérifier l’état des yeux (poils collés à l’angle lacrymal nasal), des oreilles qu’il convient de débarrasser du cérumen superflu à l’aide d’un coton sec, sans craindre d’aller en profondeur (la disposition du conduit auditif du chien, constituée de deux portions à angle presque droit, élimine tout risque d’accident), des glandes anales dont la réplétion, visible à l’oeil nu, ne vous échappera pas au cours d’une telle revue de détails ; si nécessaire, vous demanderez à votre vétérinaire d’en assurer la vidange : une réplétion exagérée conduit à une concentration de leur contenu gênant leur vidange spontanée.

Les ongles enfin seront vérifiés, puisque le chien de travail les use naturellement, il peut être nécessaire de les raccourcir de temps à autre. L’état des ergots ( puisqu’hélas à mon avis, ils existent) sera également surveillé non fonctionnels, les ongles dont ils sont fournis ont tendance à croître exagérément par manque d’usure et peuvent, en se recourbant, s’incarner.

Un rapide examen des dents permettra de surveiller l’apparition du tartre ou de toutes autres anomalies que votre vétérinaire examinera si nécessaire.

Un tel toilettage ne prend en réalité que 5 à 10 minutes lorsqu’il est régulièrement effectué : il crée une connivence entre maître et chien, une surveillance permanente et réflexe permettant de déceler à temps les détails importants.

En aucun cas, le toilettage ne doit être une punition pour le chien ni une corvée pour vous même, c’est ce qui ne manquerait pas de survenir si le poil de votre Briard était négligé, ne serait ce que pendant 8 jours. Les efforts que vous auriez alors à déployer, et la souffrance inévitable pour votre chien feraient dégénérer ce moment privilégié, pendant lequel le chien est fier qu’on s’occupe exclusivement de lui, en séance de pugilat, de domptage ou de dressage, qui lui fera prendre sa toilette en horreur, quelles que soient les gâteries que vous lui prodiguerez sans parvenir à le rendre coopératif. Ne soyez pas l’âne du bâton et de la carotte...

Encore que le bain mal effectué soit plus critiquable que bénéfique, ces soins journaliers ne vous empêcheront pas de confier votre chien, tous les 3 ou 4 mois, à un spécialiste dont vous aurez su apprécier la qualification pour une toilette complète avec bain dont, l’avantage, si le produit utilisé est de qualité et le rinçage correctement effectué, est de donner un lustre au poil de votre compagnon.

LES VACCINATIONS

Un certain nombre de maladies, toutes graves, souvent incurables et mortelles, sont justiciables à l’heure actuelle de prévention vaccinale particulièrement efficace. Il s’agit de la rage, de la maladie de Carré, de l’hépatite contagieuse, de la leptospirose, depuis peu de la gastro entérite virale hémorragique ou parvovirus et bientôt des affections pulmonaires à virus. La rage est à nouveau d’actualité ; d’ailleurs, dans de nombreux départements français déclarés "officiellement infectés", la vaccination est obligatoire pour tous les chiens de garde et de troupeau non tenus en laisse et muselés, en dehors de chez vous bien sûr. En outre, cette vaccination est exigée pour tout voyage à l’étranger ainsi qu’en Corse, et pour participer à toutes manifestations canines.

La maladie de Carré et l’hépatite contagieuse, hantises des années 1930-1950, ne font plus guère parler d’elles, du seul fait que la plupart des chiens sont vaccinés, mais précisément parce que les manifestations de ces maladies sont rares, le chien, même correctement vacciné en bas age, doit subir des rappels sinon annuels, tout au moins réguliers au cours de sa vie, la raréfaction de virus ne permettant plus aujourd’hui une ré immunisation naturelle au cours de sa vie par contact avec le virus sauvage.

Un rappel tous les deux ans semble judicieux :

La leptospirose est la maladie pour laquelle la vaccination est la moins sûre : quel que soit le vaccin utilisé, la durée d’immunité évolue entre 6 mois et un an au grand maximum transmise par l’urine des rongeurs qui sont des porteurs sains du germe, il convient d’y attacher de l’importance, la vie campagnarde ne pouvant éviter à votre chien un contact infectant : c’est plutôt deux fois par an qu’il conviendrait de faire vacciner votre animal, à l’occasion d’une visite intercurrente chez votre vétérinaire.

Enfin, la gastro entérite hémorragique à parvovirus, dont une épidémie mémorable a défrayé la chronique journalistique écrite et audio visuelle fin 1979 et début 1980, n’a pas disparu en dépit du silence actuel des médias pour lesquelles l’actualité spectaculaire a seule de l’importance toute épidémie laisse des foyers endémiques, et la vaccination annuelle est nécessaire. Les laboratoires ont maintenant mis au point des vaccins parfaitement efficaces.

La "toux du chenil" n’a d’intérêt que dans les élevages à forte concentration canine. Nous attendons un vaccin dont les médias ne manqueront pas de faire état en temps utiles...

En résumé, voici le programme des vaccinations qui sont nécessaires.

Ne reculez pas devant le sacrifice financier que représentent ces précautions. L’assurance ne paraît trop onéreuse qu’avant l’accident, et il reste encore assez d’affections contre lesquelles il est impossible de prémunir votre chien pour chercher i éviter celles qui peuvent faire l’objet d’une prévention efficace. Ce sont ces affections que nous allons maintenant passer en revue, nous limitant volontairement à celles qui sont plus particulièrement rencontrées dans nos races bergères du fait de leur mode de vie.


PATHOLOGIE DU CHIEN DE BERGER DE BRIE

Les parasitoses

Externes, elles sont le fait principalement des puces, des poux et des acariens gales ou ixodes tiques.

Certaines années, c’est à une véritable invasion de ces parasites que l’on assiste, à un tel point que l’on se demande comment l’animal peut vivre avec une telle population irritante dans son poil.

A propos des puces, il convient d’effectuer deux remarques importantes contrairement au pou qui pond dans le poil de l’animal, la puce pond en dehors de l’animal : Cela ne sert à rien de "dépucer" votre chien si vous laissez subsister la source de l’infestation qui se trouve dans la litière ou dans la niche ou dans vos tapis et fauteuils. Enfin, la puce joue un rôle d’hôte intermédiaire pour un parasite interne du chien, le Dylipidium, et toute invasion de puces est tôt ou tard suivie d’une infestation parasitaire interne : au déparasitage externe doit s’adjoindre un traitement interne contre ce ver plat peu dangereux, mais résistant aux vermifuges usuels.

Les tiques, ou poux de bois, transmettent par leur piqûre, la piroplasmose, maladie insidieuse et parfois mortelle si l’on n’y prend pas garde. Le "pou de bois", lors de son repas de sang, introduit dans la circulation un parasite des globules rouges qui les fait éclater et provoque, outre une anémie, l’émission d’hémoglobine dans les urines qui deviennent marron foncé. A ce stade de la maladie, le pronostic est grave. Le problème des parasitoses externes est à l’heure actuelle facilement résolu par le port permanent de collier antiparasitaire dont il existe plusieurs formules différant principalement dans leur durée d’action. En changer systématiquement tous les deux mois est une sage et efficace précaution.

Les parasites internes sont des vers intestinaux appartenant à deux grandes catégories : les vers ronds Ascaris principalement et les vers plats Dypilidium caninum principalement
mais aussi des Ténias dont les formes larvaires existent dans certains organes des ruminants ou des lapins, c’est pourquoi il n’est pas souhaitable de donner aux chiens les viscères des animaux tués en vue de l’alimentation humaine, ainsi que le font trop souvent les bergers.

La plupart des chiots sont porteurs dès leur naissance d’Ascaris, pour peu que la mère soit elle même, quoiqu’ayant été vermifugée régulièrement, porteuse de formes larvaires enkystées, en sommeil, ne reprenant leur cycle d’évolution qu’à l’occasion de la gestation. C’est cette notion de forme larvaire en sommeil dans les muscles qui explique les échecs apparents de la vermifugation préalable à la saillie, vermifugation qui ne peut agir que sur les formes adultes ou larvaires au stade de la migration intestinale.

C’est au cours de la première moitié de la gestation, lors de la mobilisation de ces larves enkystées qu’il convient de vermifuger la mère pour éviter l’infestation des foetus.

Quoi qu’il en soit vous devez déparasiter 3 fois tout chiot entrant dans votre élevage, à 1 mois d’intervalle, avec un vermifuge polyvalent, actif à la fois sur les vers ronds et les vers plats. Il existe depuis peu des présentations efficaces contre ces deux sortes de vers. Mais une fois votre chien correctement déparasité, il n’est pas nécessaire, comme on le dit encore aujourd’hui, de vermifuger tous les mois un chien qui n’a pas d’occasion de se réinfester

Signalons enfin les parasitoses du sang : ce sont celles transmises par les piqûres de certains parasites cutanés. La piroplasmose est transmise par les piqûres de poux de bois, la leishmaniose qui peut prendre une forme généralisée est transmise par la piqûre d’une sorte de moustique ; cette dernière maladie est circonscrite aux régions circum méditerranéennes. Ces maladies générales sont du ressort exclusif du vétérinaire, leur symptomatologie n’étant pas toujours évidente.

Les ostéodystrophies (Rachitisme-Ostéofibrose-Ostéoporose) Comme leur nom l’indique, il s’agit de malformations osseuses,

aboutissant parfois à un squelette durablement déformé, qui concernent les jeunes animaux en croissance auxquels l’alimentation n’apporte pas, ni en quantité, ni en qualité, ni surtout dans un rapport adéquat, les éléments nécessaires à la formation de l’os. Notons au passage la relation évidente entre cette malnutrition et la présence de parasites dans le tube digestif : ceux ci créent une irritation qui diminue les possibilités d’absorption de la muqueuse intestinale, et les aliments ingérés, quelle que soit leur qualité et l’équilibre de la ration, seront mal utilisés au niveau digestif.

D’une manière erronée, ces déformations du squelette du jeune chiot en croissance sont dénommées rachitisme. Il s’agit là d’une erreur grossière aux conséquences souvent désastreuses. En effet, le rachitisme est rare chez le chien, et c’est le plus souvent d’ostéofibrose juvénile qu’il s’agit. Les causes de ces deux affections sont fondamentalement différentes, et les confondre conduit bien souvent à aggraver l’état du sujet par une thérapeutique qui aurait été efficace à l’égard de l’autre affection ! C’est pourquoi il nous paraît nécessaire d’insister quelque peu sur les différences entre rachitisme et ostéofibrose, afin d’éviter des erreurs de correction diététique aux conséquences redoutables : il convient, dès lors, de résumer succintement le mécanisme général de la formation osseuse. L’os est un tissu en perpétuel remaniement, pendant toute la vie du sujet, mais principalement pendant sa période de croissance. Sur une trame protéique, de consistance molle, se fixent des cellules, ostéoblastes et ostéoclastes, capables de fixer du calcium pour les premières, de détruire la substance osseuse pour les secondes.

C’est cette fixation de calcium qui donne à l’os sa rigidité. Elle est sous la dépendance de plusieurs hormones agissant en régulateurs de la concentration sanguine des éléments nécessaires à la minéralisation de l’os et se trouve tributaire de la vitamine D. Calcium ou phosphore en excès dans le sang sont éliminés par les urines et les fèces, mais le calcium a besoin de phosphore, comme le phosphore a besoin de calcium

pour se combiner en sels minéraux excrétables. Un rapport précis dit rapport phospho calcique doit être égal à 1,2. pour que l’équilibre de ces élément assure une fixation correcte sur la trame protéique de la substance préosseuse.

Le rachitisme est caractérisé par un défaut de minéralisation de la substance préosseuse qui a tendance à s’hypertrophier et à provoquer des déformations du squelette, particulièrement dans les régions juxta articulaires ; ces déformations sont indolores à la pression, elles aboutissent à un raccourcissement et à une incurvation des os des membres, à des nodosités à la jonction os cartilage des côtes (le chapelet costal), à un retard de calcification des cartilages auriculaires qui n’assurent pas un bon redressement des oreilles dans les races à oreilles dressées. Ces symptômes correspondent à une insuffisance quantitative de l’apport phospho calcique ou à un apport déséquilibré de ces éléments.

La thérapeutique de cette affection se déduit de ces explications : au moment du sevrage, il convient d’éviter l’utilisation du lait de vache, et puisqu’il est important de fournir de la viande au jeune chiot, il convient de suppléer la ration en calcium, en phosphore et en vitamine D.

Mais cette vitamine est bien souvent distribuée d’une manière excessive, si bien qu’un excès de vitamine D conduit au résultat contraire : au lieu de favoriser l’ostéogenèse, elle concourt à l’ostéolyse destruction de la substance osseuse, qui caractérise l’ostéoporose.

L’ostéoporose est caractérisée par la diminution du nombre et de l’épaisseur des travées osseuses : l’os paraît normal, mais il est formé en quantité insuffisante. Alors que le rachitisme se remarque par des déformations, l’ostéoporose se caractérise surtout par des symptômes fonctionnels : douleur de la locomotion, boiteries, douleur à la palpation, douleur par microfractures spontanées l’os se plie sans se casser franchement.

L’ostéofibrose provient d’un régime pauvre en calcium, ou trop riche en vitamine D, c’est pourquoi la confondre avec le rachitisme, ce qui conduit à augmenter les doses de vitamine D, ne fait que l’aggraver. Sa prévention et son traitement reposent sur l’administration, dès le sevrage, d’une ration riche en protéines, mais parfaitement équilibrée en calcium et en vitamine D en quantité modérée.

En conclusion, retenez que le rachitisme vrai est rare chez le chien, l’ostéofibrose et l’ostéoporose étant de loin beaucoup plus fréquentes, que le supplément en calcium est toujours nécessaire au moment du sevrage (c’est à dire au moment où le rapport du lait maternel, égal à 1,2 se trouve modifié par l’apport de viande riche en phosphore et pauvre en calcium, mais que la correction des troubles osseux ne doit jamais faire appel systématiquement à la vitamine D.

La piroplasmose

C’est une affection très commune dans certaines régions, et particulièrement au printemps et à l’automne, provoquée par la piqûre de tiques ou poux de bois eux mêmes porteurs d’un parasite des globules rouges dans lequel ils se reproduisent en les faisant éclater. La tique vectrice injecte littéralement, lors de sa piqûre, le parasite qu’elle héberge dans son appareil suceur.

De nombreuses variétés de tiques existent en France, ainsi que de nombreuses espèces de piroplasmes ou parasites voisins. Heureusement, il existe une spécificité des tiques et une spécificité des piroplasmes pour telle ou telle espèce, si bien que de nombreux poux de bois, bien que porteurs de piroplasme, peuvent piquer un chien sans l’infecter, alors qu’ils infecteraient un cheval ou une vache.

6 à 8 jours s’écoulent entre la piqûre infectante et l’apparition des premiers symptômes. Mais une fatigue intense accélère et aggrave l’apparition des symptômes,c’est pourquoi cette maladie est appelée "maladie du lundi" chez les chiens de chasse qui travaillent surtout le dimanche , en réalité, la piroplasmose qui explose le lundi incube depuis, non pas la veille, mais le dimanche précédent, et n’a été révélée qu’à la suite de la fatigue de la veille. La couleur foncée des urines n’intervient que tardivement. La présence de poux de bois sur votre chien et la toilette quotidienne doit vous permettre de les repérer facilement doit vous rendre attentif aux premiers symptômes, manque d’appétit, manque d’allant ; la prise de température s’avère nécessaire une hyperthermie dépassant 39°5 signera la maladie qui est du ressort du vétérinaire.

Deux traitements à 48 heures d’intervalle s’imposent, même si le premier apporte une guérison apparente spectaculaire : en l’absence de ce second traitement peuvent s’installer des formes chroniques très tenaces et très difficiles à diagnostiquer dont les manifestations peuvent être tardives et dramatiques. De toutes façons, il est inutile de chercher à arracher un pou de bois : dès qu’il est dans la peau, le mal est fait, si mal il doit y avoir, et il convient de faire tomber spontanément le parasite par pulvérisation afin d’éviter de laisser son rostre dans la peau de l’animal, présence génératrice le plus souvent de granulome par corps étranger provoquant une irritation permanente. La meilleure prophylaxie consiste en une désinsectisation des abords du chenil et par le port permanent d’un collier anti parasitaire changé régulièrement.

La torsion dilatation de l’estomac

C’est un accident à l’apparition brutale, aux symptômes dramatiques, à l’issue toujours fatale si l’intervention du vétérinaire n’a pas lieu dans les plus brefs délais. Si nous en parlons dans ce chapitre, c’est que les grandes races Briard, Beauceron, entre autres y sont beaucoup plus sujettes que les races moyennes ou naines.

Les circonstances d’apparition sont intéressantes à connaître l’affection survient toujours chez un animai glouton, ne recevant qu’un seul repas par jour, peu après le repas et principalement quand celui ci est suivi d’un exercice physique. L’influence d’une modification brutale des conditions atmosphériques n’est pas à négliger en générai chute brutale de la pression atmosphérique et rotation des vents concomitante.

Les symptômes sont caractéristiques : brusquement le chien montre une gêne générale, son ventre est fortement ballonné, sa respiration est haletante, membres écartés, ses efforts de vomissement sont infructueux. La survie n’est que de quelques heures après l’apparition des premiers symptômes... Aussi faut il faire vite : prévenir le vétérinaire par téléphone et conduire aussitôt l’animal à son cabinet. L’intervention chirurgicale s’impose, et ainsi le praticien aura t il eu le temps, entre votre appel et votre arrivée, de préparer l’opération : gagner 1/2 heure n’est pas négligeable en l’occurrence.

En effet, l’affection consiste en une rotation de l’estomac suivant un axe, accompagnée d’une bascule selon un autre axe,

le tout entraînant une torsion du pédicule irrigant la rate laquelle subit une dilatation par congestion passive. Cette torsion interdit au contenu stomacal d’être éliminé tant vers l’avant efforts de vomissement infructueux que vers l’arrière, et la résorption des gaz de fermentation conduit à une autointoxication par résorption sanguine : l’animal meurt par déséquilibre hydroélectrique aigu.

Une bonne prévention de cette affection résulte du mécanisme de son apparition. Il convient d’éviter la gloutonnerie qui est souvent la conséquence de la faim entraînée elle même par la distribution d’un seul repas : deux repas par jour semblent indispensables au bon entretien du chien.

La dilatation progressive de l’estomac par ingestion de grandes quantités d’eau, ainsi qu’il est de règle chez le chien présentant une néphrite chronique ou une gastrite chronique (le chien qui mange de l’herbe à toutes occasions est à surveiller sous cet angle) est un facteur prédisposant à la torsion. Soigner en temps utile les affections chroniques du chien âgé est une bonne précaution pour éviter qu’une affection intercurrente, et souvent inapparente, n’entraîne cet accident bien souvent mortel en dépit de tous les efforts du praticien qui est consulté.

La distribution de la ration alimentaire en self service, ainsi qu’elle est exposée au chapitre alimentation, me paraît être une bonne précaution à l’égard de la torsion le chien n’ayant jamais ni très soif ni très faim n’a aucune raison de fafre preuve de gloutonnerie, et par conséquent les risques d’apparition se trouvent privés de la cause déterminante la plus fréquente.

L’aggravée

C’est une affection inflammatoire des coussinets plantaires du chien qui effectue de longs déplacements sur des terrains irritants pour le tissu des soles terrains caillouteux, éteules ou chaumes, goudron des routes ramolli par la chaleur.

Il se forme au niveau des soles de véritables plaies particulièrement douloureuses et d’autant plus difficiles à guérir que l’animal est maintenu en activité.

Ce sont des lésions qu’il ne faut pas confondre avec des eczémas dont la localisation n’est pas la même, puisqu’ils intéressent les espaces cutanés situés entre les doigts ou entre les coussinets.

L’aggravée, dont l’apparition peut être brutale, est longue à guérir. Il est nécessaire de mettre le chien au repos, sur un sol meuble et sur une litière douce, en évitant le sable, le gravier, et l’humidité qui ramollit encore les tissus.

Le traitement fait appel à des bains astringents, à l’application de pommades antiseptiques et cicatrisantes, ou à des pulvérisations de produits similaires.

La prévention consiste à maintenir l’animal sur un sol sain entretenant la dureté des surfaces cornées. Certains produits spécifiques à base de vitamine A et de corps gras protecteurs peuvent être appliqués régulièrement sur les coussinets plantaires pour en augmenter la résistance.

Les épillets

Les chiens de troupeaux sont amenés pendant certaines saisons à parcourir des terrains parsemés de graminées sauvages comme la folle avoine dont les épillets à l’état mûr peuvent s’accrocher à la fourrure, pénétrer le revêtement cutané ou s’introduire dans des orifices naturels : les oreilles sont à ce titre privilégiées, si l’on peut dire, mais il m’est arrivé aussi de retirer de tels éléments végétaux de l’anus ou du méat urinaire. La disposition des barbes de ces épillets leur donne la particularité, ainsi qu’à l’épi lui même dont ils proviennent, de ne pouvoir progresser que dans un sens, ef la disposition de leurs harbuies leur interdit tout retour en arrièr.

Dès qu’un tel élément végétal a pénétré dans l’oreille du chien et a progressé vers la profondeur du conduit auditif, le chien secoue la tête violemment, sans parvenir d’ailleurs le plus souvent, à se débarrasser du corps étranger, pour les raiSons évoquées ci dessus. L’épillet peut même, au bout de quelques jours, provoquer une otite interne par perforation du tympan.

L’intervention consiste bien sûr à extraire l’importun, ce qui peut nécessiter, même pour le vétérinaire disposant d’instruments spéciaux, d’anesthésier le chien quelque peu nerveux et d’autant plus irritable que la douleur est plus vive.

Entre les doigts de pieds, ces épillets provoquent des abcès interdigitaux, et poursuivant leur progression sous la peau, des fistules qui remontent parfois assez haut sur le membre. Leur recherche et leur extraction sont souvent laborieuses.

La prophylaxie de ces affections relève elle aussi d’un toilettage régulier, même sommaire, et particulièrement au retour du travail avant que la progression de l’objet du délit l’ait rendu inaccessible.

Les orties

Elles peuvent, surtout dans les races à poil court, provoquer par contacts répétés des phénomènes urticants. En quelques instants, l’animal ressent de soudaines brûlures et un prurit violent, surtout au niveau des parties fines et glabres de la peau : aisselles et aines, face interne des cuisses. Il se lèche avec ardeur, augmentant l’irritation qu’il peut d’ailleurs propager à l’appareil respiratoire.

Il n’existe aucune précaution valable contre ces accidents, leur traitement consistant, comme dans les autres espèces, en l’application de crèmes calmantes et désensibilisantes.

Certains cas graves par leur intensité ou leur étendue peuvent relever d’un traitement général que seul le vétérinaire peut mettre en oeuvre injections parentérales de corticoïdes ou de substances désensibilisantes.

Les envenimations

Par reptiles, insectes ou araignées, elles sont évidemment plus fréquentes chez les chiens de berger qui travaillent en extérieur.

Les morsures de vipères siègent en général aux extrémités des membres et aux lèvres.

Dès la morsure, le chien manifeste la douleur par un cri ; puis il devient dolent, inquiet, et présente rapidement des tremblements plus ou moins accentués mais permanents. La région envenimée se tuméfie, devient vite douloureuse, chaude, et prend une teinte violacée. On découvre parfois les deux points d’implantation des crochets du reptile qui, parfois, sont demeurés en place.

Il convient d’intervenir vite, le débridement de la plaie peut être plus dangereux que favorable si la région n’est pas exempte de vaisseaux sanguins, et le garrot est sans efficacité si la morsure n’est pas découverte aussitôt. L’utilisation de sérums antivenimeux est indispensable dans les plus brefs délais, sinon le chien peut mourir.

L’intervention devant être rapide, les bergers ou utilisateurs de chiens de troupeaux auront toujours intérêt à disposer de sérums antivenimeux sous forme de seringue auto injectable

ces sérums peuvent être utilisés aujourd’hui chez toutes les espèces et par conséquent pourront servir au maître aussi bien qu’au chien. Leur bonne efficacité nécessite néanmoins leur conservation à de basses températures une boîte isotherme sera d’un grand secours.

Le chien peut être attaqué par des insectes essaims d’abeilles, de frelons, de guêpes. Les piqûres isolées sont moins dangereuses, mais les piqûres multiples sont dramatiques, particulièrement si elles intéressent l’intérieur de la bouche, la base de la langue, le pharynx, entraînant une asphyxie rapide.

De même que pour les piqûres de serpents, un traitement général détoxiquant est nécessaire et la visite rapide chez le vétérinaire s’impose, ne serait ce que pour éviter la confusion avec l’oedème géant de Quincke, spectaculaire enflure subite des paupières, des lèvres, de la face dont l’origine est une urticaire (contact avec certains pollens).

Les intoxications, l’ingestion de corps étrangers

Elles sont accidentelles et nécessitent toujours l’intervention aussi rapide que possible du vétérinaire. Quelle que soit la substance ou l’objet ingéré, le vomissement précoce est en effet la première mesure importante à mettre en oeuvre.

L’intervention du praticien est d’autant plus nécessaire que les produits phytosanitaires qu’un chien de berger peut ingérer sont à l’heure actuelle d’une telle variété que les thérapeutiques, pour être efficaces, doivent être adaptées, et par conséquent tenir compte de la nature chimique du produit. Il conviendra toujours de se munir si possible de l’emballage du produit incriminé qui permettra au vétérinaire de faire appel, si besoin est, à un centre antipoison pour connaître avec précision la thérapeutique à mettre en oeuvre. Dans tous les cas d’intoxication, la rapidité de l’intervention s’impose et conditionne le succès. Il faut une fois pour toute abandonner l’idée que le lait est un contrepoison ; bien au contraire, si la substance toxique ingérée est soluble dans les corps gras (produits phosphorés en particulier), la solubilisation dans le lait rapidement digéré aggravera l’intoxication.

Le coup de chaleur

Il s’agit d’une insuffisance cardio respiratoire aiguë, d’apparition brutale par temps chaud, orageux, et après exposition prolongée à la chaleur, au soleil, particulièrement en cas d’efforts physiques violents.

Il s’agit de phénomènes congestifs intéressant les systèmes nerveux, pulmonaire et circulatoire. Le chien manifeste une excitation soudaine accompagnée d’halètements qui deviennent douloureux et suffocants. Les muqueuses deviennent violacées, et le chien tombe sur le soi en détresse respiratoire. Il convient de faire appel le plus rapidement possible au vétérinaire, en menant le chien chez lui, la thérapeutique de cette affection nécessitant souvent la mise en oeuvre de l’oxygène et de perfusions. Le transport devra s’effectuer en donnant à l’animal le plus d’air et de fraîcheur possible des glaçons placés sur le crâne pourront faciliter la survie. L’aspersion brutale d’eau froide en grande quantité est à proscrire, son usage pouvant déterminer une hydrocution encore plus foudroyante. La saignée n’est guère pratique à effectuer et donne des résultats très incertains.

Il conviendra dans tous les cas de pré yoir ce genre d’accidents. Le maître doit, par ses propres réactions aux conditions atmosphériques, imaginer ce que peuvent être celles de son compagnon en pleine action, ou, ce qui n’est pas rare, confiné dans le volume restreint d’une voiture exposée au soleil, bien que garée quelques heures plus tôt à l’ombre (mais depuis Gaulée, nous savons bien que le soleil tourne !)

Les maladies infectieuses

Variées, nombreuses, elles sont le fait de tous les agents microbiens ou viraux auxquels le chien est sensible.

Les plus fréquentes, jadis d’ailleurs connues sous le terme générique de "maladie du chien", sont devenues exceptionnelles du fait de la généralisation des vaccinations associées contre maladie de Carré, hépatite contagieuse, leptospirose, rage, et depuis peu gastro entérite hémorragique virale parvovirose.

Si votre chien est bien entretenu, si les vaccinations sont faites régulièrement, ces maladies n’ont pas lieu d’atteindre votre compagnon, et leur description n’apporterait rien à cet exposé. Est il utile de rappeler ici que la vaccination antirabique est obligatoire, dans les départements déclarés officiellement infectés de rage, pour les chiens de troupeau ? Cette vaccination, qui doit être impérativement renouvelée chaque année, ne peut être prouvée que par la présentation d’un certificat de vaccination d’un modèle réglementaire portant le numéro d’immatriculation de votre chien, cette immatriculation étant obligatoire dans les mêmes conditions que la vaccination.

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