Accueil du site / L'accouplement

 L’accouplement

Encore appelé coït, l’accouplement consiste en l’intromission du pénis du chien entré en érection dans les voies génitales de la chienne, suivie de l’éjaculation du sperme dans ces mêmes voies.

Le mâle a la faculté de reproduire dès l’âge de 8- 9 mois, alors que son instinct sexuel se manifeste plus précocement ( dès 6 mois chez certains sujets ), mais en élevage il est nécessaire d’attendre un développement complet de l’animal et de ne pas utiliser un étalon avant l’âge de 15 mois, ou mieux de 18 mois. La chienne présente en général ses premières chaleurs entre 6 et 10 mois. Dès cet âge, elle est fécondable.

Ii est donc nécessaire, au vu de ces chiffres, de prendre des précautions dès l’âge de 6 mois lorsqu’on élève mâle et femelle dans la même enceinte. En effet, une gestation prématurée nuit considérablement au développement normal de la femelle ; il convient d’attendre les troisièmes chaleurs de la chienne pour la faire reproduire ; à cet âge, la croissance est terminée et la chienne n’a pas à supporter en même temps les besoins occasionnés par sa croissance et ceux qu’entraînent une gestation puis un allaitement . En outre, une très jeune gestante a sou
vent une très faible portée, corrélativement composée de gros chiots, ce qui augmente les risques lors de la mise bas. Il importe ensuite de laisser s’écouler au moins une année entre chaque portée, pour ne pas fatiguer outre mesure la femelle et s’assurer de produits vigoureux. De même, il conviendra de s’abstenir de faire féconder une chienne déficiente, fatiguée, convalescente ou en mauvaise santé.

A l’opposé, il est dangereux de mettre à la reproduction pour la première fois une chienne ayant dépassé l’âge de 4 ans :

Les complications obstétricales augmentent considérablement chez la primipare âgée de plus de 5 ans.

La fréquence des saillies chez le mâle ne devrait pas dépasser 2 par semaine : l’étude des spermes recueillis pour l’insémination artificielle montre en effet qu’au delà de cette fréquence, la semence émise voit sa valeur fécondante diminuer.

JUSQU’À QUEL ÂGE FAIRE REPRODUIRE ?

Tout dépend bien entendu, dans les deux sexes, des conditions physiques des sujet concernés. Néanmoins, il est permis de dire que le mâle conserve en général sa virilité et son pouvoir fécondant jusqu’à l’âge de 10 ans, bien que certains clubs interdisent de les utiliser pour la salifie après l’âge de 8 ans. Cette interdiction ne rime en rien en ce qui concerne le mâle, lequel produit des spermatozoïdes " neufs ", pendant toute la durée de son activité sexuelle.

Ce même âge semble être chez la chienne une limite et ne pas dépasser si vous voulez être assuré d’une belle portée En effet, chez la chienne, le stock d’oocytes produisant des ovules est constitué dès la naissance, et les ovules libérés à un âge avancé sont de " vieux " ovules.

La chienne présente donc ses premières chaleurs vers l’âge de 6 à 10 mois. Cet âge est variable en fonction de la période de naissance ; en effet, la maturation des follicules avaries est sous la dépendance, par jeu hormonal, de la durée de l’éclairement journalier ; il est dans ces conditions évident qu’ une chienne parvenant à l’âge de 5 -6 mois vers le mois de juin aura toutes chances d’avoir ses premières chaleurs précocement, alors qu’une autre chienne atteignant cet âge à l’automne verra ses ovaires peu stimulés et attendra souvent le printemps suivant pour entrer en chaleur.

Chaque chienne présente un cycle oestral qui lui est propre et tend à se répéter : il se renouvelle en général tous les 6 mois, mais peut se raccourcir à 5 mois ou s’allonger â 7 ou 8 mois, voire même 9 mois.

Signalons rapidement que les chaleurs de la chienne et les pertes séro sanguines qui les accompagnent correspondent à l’ovulation, et ne sont pas comparables aux "règles" des femelles primates, dont les pertes sanguines sont consécutives à la dégradation de la muqueuse utérine qui s’était modifiée en vue, d’une gestation qui n’intervient pas.

Revenant en chaleur au printemps et à l’automne, il est préférable de faire saillir une chienne de telle sorte que la gestation et surtout l’élevage des jeunes chiots s’effectuent pendant la belle saison.

Les chaleurs de la chienne ( composées d’un pré oestrus, d’un oestrus et d’un met oestrus ) durent de 15 à 21 jours. Après un gonflement progressif de la vulve qui correspond à la première phase, apparaît un saignement séro sanguin aboutissant à l’ovulation proprement dite. C’est à cette époque, jour que la chienne accepte le plus facilement l’accouplement. Certaines chiennes néanmoins se laissent saillir dès le 8 jour. L’éleveur devra noter ces détails qui, en général, conservent leur valeur tout au long de la vie sexuelle de la chienne.

L’accouplement est en général spontané. Il convient de laisser en liberté les deux sujets dans un espace clos permettant une surveillance discrète. La présence de tiers trouble souvent l’un des partenaires lorsque ce ne sont pas les deux. La chienne montre d’ailleurs son acceptation par un port de queue latéral, et son attitude ne laisse aucun doute sur son accord tacite, quand il n’est pas actif...

Si la chienne se montre agressive, c’est que la période propice n’est pas encore arrivée ou commence à être dépassée. Il est souvent difficile de savoir de quel cas de figure il s’agit attendre 48 heures peut être générateur de déception si, précisément, la période propice est légèrement dépassée. Il est souvent possible, quitte à la museler, de calmer la chienne et de permettre à l’étalon de remplir sa fonction, la durée de la survie des ovules dansa les voies génitales femelles assurant, même dans ce cas, une gestation normale.

Faut-il renouveler la saillie ?

La question de la double ou triple saillie, dite " saillie appuyée " est fortement controversée ; la ponte ovulaire étant étalée dans le temps, il est évident que deux saillies à 48 heures d’intervalle augmentent les probabilités d’une portée nombreuse et les chances de gestation.

Néanmoins, je pense avoir observé, au cours de nombreuses mises bas faisant suite à des saillies renouvelées à 48 heures d’intervalle, une période d’arrêt dans l’expulsion des chiots ;il semblerait qu’en quelque sorte la chienne accouche d’une corne, puis après un temps de repos, pouvant atteindre 2, voire 3 heures, de la seconde corne utérine.

La durée des préliminaires est variable. Il s’agit d’une phase préparatoire au cours de laquelle se réalise la synchronisation des partenaires par un échange d’informations, particulièrement olfactives. L’instant où la femelle se prête à la saillie est précédée de jeux plus ou moins longs au cours desquels les partenaires ont une attitude typique.

Mais les étalons bien entraînés raccourcissent souvent cette phase ludique. Certaines chiennes, à l’opposé, quoique toutes disposées à se laisser saillir par un mâle, refusent obstinément l’accouplement avec le mâle qu’on leur propose. Je crois d’ailleurs que le cas est assez fréquent chez des chiennes vivant en permanence avec un mâle il semble s’établir un compagnonnage plus amical qu’amoureux et les efforts du mâle sont rarement couronnés de succès. C’est pourquoi il est déconseillé de laisser trop longtemps ensemble deux partenaires ne parvenant pas rapidement au résultat recherché. Il est préférable de les séparer au bout d’une ou deux heures d’essais infructueux pour les remettre en présence 24 ou 48 heures plus tard.

La durée de l’accouplement proprement dit, c’est à dire la période pendant laquelle le pénis de l’étalon reste prisonnier de la vulve de la chienne peut durer de 10 à 20 minutes, et même plus. Ceci est dû aux dispositions anatomiques particulières au pénis du mâle, nécessitant une surveillance afin d’éviter que la chienne en se débattant ne provoque une séparation prématurée (avant la fin de la dernière phase de l’éjaculation ) ou ne provoque par une séparation forcée des blessures au pénis pouvant aller jusqu’à la fracture de l’os pénien dont l’organe mâle est pourvu.

Après la saillie, on évitera tout exercice violent à la chienne, et on devra la mettre à l’abri de tout autre coït indésirable. Si l’imprégnation’ n’existe pas, la superfétation est bien réelle une chienne peut être fécondée, au cours de la même période de chaleurs, par deux mâles différents et donner par conséquent naissance à la fois à des chiots de pure race et à des bâtards.

PEUT-IL Y AVOIR GESTATION SANS PÉRIODE DE PÉNIS CAPTIVUS ?

Théoriquement, la réponse est non, puisque la seconde phase de l’éjaculation concernant le liquide prostatique (qui donne vitalité et mobilité aux spermatozoïdes émis lors de la première période) ne se produit qu’après l’introduction du pénis dans le vagin.

Néanmoins, la carence "d’amarrage ", si elle ne fait pas obstacle au déclenchement de la deuxième phase de l’éjaculation qui peut survenir rapidement, ne constitue pas une obligation d’échec. Les chances de succès sont cependant minimes.

L’insémination artificielle, utilisée dans de nombreuses autres espèces, commence à voir le jour. Cette méthode, très utile lorsque’ la saillie ne peut avoir lieu pour des raisons diverses, est très prometteuse, quoique butant à l’heure actuelle sur des problèmes de conservation du sperme. Elle devrait résoudre, pour des éleveurs surtout, des problèmes d’éloignement, et permettre, entre autres avantages, la conservation par congélation de la semence pendant un temps assez long pour juger de la descendance d’un étalon sur plusieurs générations.

La fécondation

Elle consiste en un phénomène physiologique qui passe totalement inaperçu, puisqu’il a lieu à l’intérieur des voies génitales femelle et consiste en la pénétration de l’ovule par le spermatozoïde pour créer l’oeuf qui ne s’implantera sur la muqueuse utérine qu’au bout de 15 jours, après préparation" de cette muqueuse utérine par voie hormonale (c’est ce qu’on appelle la nidation).

C’est ce décalage entre l’accouplement et la nidation qui autorise des méthodes dites à tort "d’avortement" si la gestation n’est pas recherchée à la suite d’une saillie intempestive. En effet, les méthodes thérapeutiques utilisées interviennent les 10e-12e et 14e jour après la saillie et consistent à modifier par voie hormonale les possibilités d’accueil de la muqueuse utérine afin d’empêcher la nidation.

Dans la même rubrique