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 L’acquisition d’un Cocker

La majorité de ceux qui ont décidé d’avoir un Cocker préfèrent acheter un chiot âgé de soixante à soixante dix jours’ car ils estiment qu’à ce stade de son existence, le chien s’attache et s’adapte plus facilement à son maître. Pour d’autres raisons, les éleveurs ont tendance à vendre leur production lorsqu’elle atteint cet âge, c’est à dire au moment où les jeunes animaux sont tout juste sevrés. Cela leur permet de disposer d’un temps suffisant pour les portées suivantes, particulièrement dans les grands élevages. En général, l’attirance que l’on ressent pour les très jeunes chiens est motivée par plusieurs facteurs : la joie de les élever et de les voir grandir ; le plaisir de leur prodiguer soi même les soins indispensables pendant la période de sevrage, alors que le chiot ne peut plus se nourrir au sein maternel et n’est plus réconforté par la compagnie et les jeux de ses frères et soeurs venus au monde en même temps que lui.

Souvent, l’éleveur conserve un ou deux des meilleurs sujets d’une portée pour en faire des reproducteurs. Mais il arrive aussi que le nombre de ces étalons soit supérieur aux besoins de l’élevage dont l’activité est toujours fonction de l’espace qu’il occupe, de ses installations, du temps disponible et de l’importance de son personnel.

L’âge maximum devrait se situer 15 jours après la vaccination, c’est à dire lorsque l’animal atteint son 75e jour.

Pour cette raison, il n’est pas rare que l’on puisse se procurer auprès de ces éleveurs eux mêmes des sujets de six, huit ou dix mois qui sont alors complètement formés. Une telle acquisition donne à l’acheteur des garanties supplémentaires car un très jeune chiot possédant un long pedigree peut présenter, au fur et à mesure qu’il prend de l’âge, des légers défauts qui l’empêcheront de faire plus tard une brillante carrière bien qu’il soit réellement un chien de grande classe. Evidemment, la valeur d’un chien de six à dix mois sera bien différente ; cela n’est pas dû exclusivement au fait que l’éleveur a supporté, depuis la naissance jusqu’à cet âge, les charges non négligeables correspondant à son entretien ainsi qu’à tous les soins qui lui sont nécessaires. Ainsi le prix d’achat d’un tel sujet sera bien supérieur à celui d’un chiot de soixante jours ; il coûtera d’autant plus cher que les caractéristiques physiques et les qualités psychiques de l’animal seront plus voisines des valeurs maximales fixées par le standard de la race.

On ne doit pas craindre qu’un jeune chien de six à dix mois ne soit pas capable de s’habituer rapidement à son nouveau maître. Un tel problème pourrait se présenter si l’animal était transféré d’une famille dans une autre. Mais, sortant d’un chenil, il oubliera en peu de temps l’agitation bruyante de celui ci et les compagnons avec lesquels il vivait jusqu’alors ; il parviendra sans trop de difficultés à s’installer dans son nouveau foyer. Ce comportement est tout à fait naturel car le chien n’éprouve pas de plus grande joie que celle de vivre auprès de son maître et des membres de sa famille, s’il est bien traité par eux.

En outre, il pourra, plus facilement qu’un jeune chiot, recevoir et assimiler l’éducation et les principes de son dressage. De même, il présentera le double avantage d’avoir acquis une plus grande résistance aux maladies et d’avoir franchi la période la plus critique de la modification de ses habitudes alimentaires.

L’éleveur ne saurait s’offusquer si, considérant que vous ne possédez pas les compétences nécessaires, vous demandez à un expert ou, ce qui est mieux, à un vétérinaire de vous accompagner pour examiner le jeune animal avant que vous preniez votre décision. Ce spécialiste vous informera sur l’état de santé du chien et vous dira s’il possède réellement les caractéristiques de la race à laquelle il est censé appartenir. Dans certains cas, l’intervention simultanée d’un expert et d’un vétérinaire peut être justifiée. Ne craignez pas que l’on pense que vous exagérez, surtout si le prix demandé pour l’animal est élevé.

Si le chiot que vous envisagez d’acheter est âgé de soixante à soixante dix jours, vous devez vous assurer qu’il voit et entend normalement. Vous y parviendrez en l’isolant du reste de la portée, ce qui vous permettra de détecter avec certitude si ses appareils auditif et visuel présentent les caractéristiques physiologiques requises.

Il faut aussi examiner sa gueule, ses gencives et ses dents et voir si aucune trace d’enflure n’apparaît dans la région du nombril ; l’existence d’un tel symptôme révèle une hernie ombilicale. On doit encore s’efforcer de vérifier l’état de son squelette afin de s’assurer que les os des membres sont formés normalement et qu’aucune imperfection n’existe. Si cet examen attentif du squelette fait apparaître des traces de rachitisme congénital, vous devez renoncer à l’achat d’un sujet atteint de malformations ou d’anomalies du tissu osseux.

Quand on a de très jeunes enfants, il est recommandé d’acheter un chien ayant au moins quatre mois car un animal plus jeune n’est pas encore prêt sur le plan physique à devenir le compagnon de leurs jeux. En général, l’enfant considère le jeune chiot comme un jouet auquel il inflige, involontairement sans doute, des souffrances qui sont préjudiciables à la santé et à la formation de l’animal. Avant d’avoir atteint son quatrième mois, le petit chien a besoin de tranquillité et doit dormir beaucoup. Mais l’enfant conçoit difficilement de telles nécessités. Il prend sans cesse son chien dans ses bras et le porte comme un bébé ; ou bien, il le saisit par les pattes de devant pour le soulever au dessus du sol. Ces mauvaises habitudes que les adultes pratiquent également provoquent diverses déformations du squelette parmi lesquelles nous citerons le "décollement du coude". D’ailleurs, même quand le jeune chien a plus de quatre mois au moment où il pénètre dans un foyer humain, il est bon que l’enfant apprenne à le considérer autrement que comme un jouet.

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