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 L’arrivée du chiot

Un petit chiot tout tremblant vient de vous être remis. Votre futur chien de chasse semble bien triste. Ne vous inquiétez pas, cela est parfaitement normal : il a quitté un milieu connu pour un monde vaste et plein de nouveautés. Si vous êtes venu le chercher en voiture, ne le posez pas seul sur la banquette arrière, ou enfermé dans un panier, prenez le sur vos genoux, ou mieux encore, si vous êtes accompagné, dans vos bras. Le premier contact est fondamental pour la suite des événements. Vous constaterez d’ailleurs, qu’arrivé chez vous il ne vous quittera plus. Vous en êtes tout émerveillé, déjà il marche aux pieds ! mais ne vous illusionnez pas, cela ne va pas durer. Vous serez, pendant un temps plus ou moins long, selon son caractère, la seule personne le reliant à son passé, une bouée de sauvetage, en quelque sorte ! Bientôt, il cherchera d’autres horizons, mais vous conserverez sa confiance en toutes circonstances.

Tout a été prévu pour son arrivée, vous avez choisi un week end, afin qu’il ne reste pas seul dans un lieu étranger. Le transport, le changement de cadre, la solitude, le bruit sont des agressions qui peuvent avoir des répercussions très graves et souvent irrémédiables sur la personnalité du futur chien. Un de mes amis avait fait l’acquisition d’un magnifique petit cocker, en qui il avait mis toutes ses espérances de grand chasseur. Ce chiot venait d’un élevage étranger, mais le voyage, quoique long, s’était bien passé. Dans les bras de son nouveau maître, il avait dormi. Arrivé tard le soir, cet ami médecin, en rentrant chez lui, trouva un message lui demandant de passer d’urgence chez un malade. Que faire du chiot ? Il le laisse donc seul dans la cuisine, installé dans un panier. Deux heures plus tard, en rentrant chez lui, il fut accueilli par des hurlements déchirants. Le petit cocker était tout tremblant, malade de peur... Depuis cette triste soirée, vous rencontrerez mon ami, toujours accompagné de son chien, car il n’est plus question de le laisser tout seul à la maison. Ce chien a subi un traumatisme irrémédiable, et je puis vous affirmer qu’il est irrécupérable. Avec toute ma patience, ma douceur et mon autorité, j’ai essayé, en vain.

Le « coin » du chiot  : l’endroit le plus facile pour installer le « coin » d’un jeune chiot est la cuisine. Le sol, généralement carrelé, les peintures lavables permettent de limiter les dégâts. Un journal posé sur le sol aidera à obtenir un semblant de propreté.

Durant les premières semaines, bébé chien ne peut pas se contrôler. Physiologiquement parlant, cela lui est impossible.

Un tapis, une couverture, un panier en osier ou une caisse lui sera exclusivement réservé, disposé dans un endroit de la pièce à l’abri des courants d’air et loin de toute source de chaleur trop forte. Le chiot ayant tendance à se dissimuler, l’endroit idéal, pour son lit, est le dessous de la table ou celui d’une chaise. Un plat, toujours le même, servira à la nourriture, et un autre contiendra de l’eau fraîche, fréquemment renouvelée. Ces ustensiles seront lavés tous les jours. Il existe des plats spéciaux qui rendront de grands services pour les chiens à oreilles longues.

Laissez lui, dès son arrivée, la possibilité de faire le tour du propriétaire. Le jeune chien, s’il est généralement méfiant, se montre aussi fort curieux. Prudemment, il renifle, inspecte, fait le tour des pièces, du jardin, revient à vous et recommence. Le temps d’adaptation du chiot est court. En quelques heures il se sentira chez lui et acceptera volontiers une bonne pâtée. Les enfants, qui aiment beaucoup les jeunes chiens, sont malheureusement souvent brutaux sans le vouloir. Trop de caresses, de jeux, voire de chutes, sont néfastes à sa bonne croissance. Faites attention aux aplombs du chiot, il ne faut jamais le soulever par les pattes, mais toujours par le milieu du corps, en le soutenant sous les fesses. Les escaliers sont à éviter, pendant trois ou quatre mois, ainsi que les sauts.

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