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 L’envol et le tir

Le gibier révèle souvent sa présence juste devant le museau du chien, surtout dans les endroits où il peut chercher et prendre sa nourriture sans être gêné dans ses mouvements et en ignorant le danger qui le menace. C’est alors, au moment même où le chasseur épaule son arme pour viser, que l’on doit exiger du chien une immobilité absolue afin d’éviter que son élan ou sa tentative d’avancer pour saisir la proie ne l’amène à s’interposer comme un bouclier entre le gibier et le fusil.

La caractéristique du Cocker est qu’il doit s’aplatir sur le sol ou s’asseoir, l’essentiel étant qu’il soit immobile au moment même où l’envol puis le tir se produisent.

Cette règle n’admet aucune tolérance et le chasseur ne saurait accepter que l’élan du chien lui fasse parcourir un seul mètre de plus à cet instant. Car c’est justement ce mètre là qui peut avoir une importance décisive. Le chasseur s’organise comme il l’entend ; le juge ne peut agir de même lors d’un concours. S’il se le permettait, il serait comparable à un agent de la circulation placé près d’un passage clouté ou d’un signal lumineux qui autoriserait un véhicule à s’avancer d’un mètre au delà du signal lui ordonnant l’arrêt immédiat et qui viendrait ainsi se placer en travers de la trajectoire suivie par les autres véhicules débouchant sur la voie libre.

Avec un chien d’arrêt, il arrive souvent que le chasseur se place devant l’animal immobile afin de provoquer lui même l’envol du gibier.

Avec le Spaniel qui est toujours en mouvement, il n’est absolument pas possible d’adopter une telle tactique : en effet, les risques d’atteindre le chien ou de ne pouvoir tirer sont plus fréquents.

On doit également exiger l’immobilité pour une autre raison : elle signifie au chien qu’il ne chasse pas pour lui mais pour son maître.

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