La durée normale de la gestation varie de 53 à 71 jours, en moyenne 58 à 63 jours. Les gestations prolongées donnent en général des chiots assez gros, mais peu nombreux. Les primipares sont en général plus hâtives, mais il n’existe pas de règle absolue, le facteur individuel étant prépondérant. Dès la nidation, les oeufs qui se sont déjà développés en liberté dans la lumière des cornes utérines, vivant sur leurs propre réserves, se fixent sur la muqueuse utérine à des intervalles réguliers, chacun dans une poche qui adhère à la muqueuse par une zone de sa surface : la placentation est dite zonaire pour cette raison. Peu à peu, au fur et à mesure de leur développement, les espaces libres existant entre les embryons disparaissent. Chacun de ceux ci baigne dans la cavité amniotique qu’entoure une enveloppe externe, dont les villosités pénètrent la muqueuse utérine pour constituer le placenta, tissu spongieux très riche en vaisseaux sanguins. Ce placenta assure une triple fonction
Mais cette barrière placentaire est perméable à de nombreuses substances pharmaceutiques ( ce qui explique les précautions à prendre lors de certains traitements de la chienne gestante ), et surtout cette barrière n’empêche pas le passage de certaines larves parasitaires, ce qui explique la présence de parasites chez des chiots nouveau nés.
L’éleveur est toujours impatient de savoir si sa chienne est gestante ou non. Or, le diagnostic de la gestation est toujours difficile et ce d’autant plus dans les premières semaines.
Le diagnostic basé sur les transformations morphologiques de la chienne est incertain. S’il est vrai que la chienne gestante modifie ses habitudes, consomme un peu plus d’aliments, se repose plus volontiers, ces signes peuvent être confondus, puisque superposables, avec ceux d’une pseudo-gestation, d’autant plus fréquente d’ailleurs que la chienne a été saillie sans être fécondée.
Le diagnostic biologique par analyse de laboratoire est impossible, hélas ; le diagnostic radiologique n’est possible qu’à la fin de la 7 semaine : il est donc dépourvu d’intérêt, sinon de risques. Son seul avantage est de permettre de connaître le nombre de foetus à attendre, et d’organiser ainsi la surveillance de la mise bas.
Le diagnostic par palpation abdominale pratiqué par des mains exercées permet une assez bonne certitude aux alentours du 25e jour, chez la chienne docile, souple, peu grasse. Le diagnostic basé sur l’écoulement vulvaire d’une glaire visqueuse à partir de la 3 semaine semble plus valable, à condition de ne pas le confondre avec un écoulement vulvaire d’origine infectieuse qui peut provenir d’une saillie effectuée par un étalon présentant une affection bénigne, mais fréquente du pénis et du fourreau.
L’échographie serait du plus grand intérêt, mais la notion de rentabilité dans l’élevage du chien n’est pas suffisante pour que la méthode soit appliquée.
De toutes façons, la constatation précoce d’une non gestation ne servirait qu’à peu de chose, le retour en chaleur ne survenant que 6 mois plus tard. Tout au plus ce diagnostic précoce et sûr dès la 3e semaine permettrait il de mettre en oeuvre plus tôt les conditions particulières de vie de la chienne gestante.
En ce qui concerne le nombre des chiots, aucun procédé ne permet actuellement de le déterminer. Le développement plus ou moins important de l’abdomen de la chienne est souvent sans rapport avec la grandeur de la portée. Tout au plus sait on que la consanguinité diminue la fécondité, que la primipare n’accouche que de petites portées, que la multipare porte des chiots plus nombreux, mais qu’ensuite la richesse des portées tend à décroître parallèlement au vieillissement de la femelle.
Dès le début de la gestation et pendant toute la durée de celle ci, il faudra donner à la future mère un exercice modéré mais régulier, en évitant les sauts, les jeux violents, et ceci d’autant plus qu’on approche du terme de la gestation.
L’état gravide accroît les besoins de la chienne en protéines, mais son organisme va, dès le début de la gestation, s’adapter à ce besoin, et le pouvoir d’absorption des protéines au niveau de l’intestin croît considérablement. Il en résuite que pendant le premier mois de la gestation, il est inutile d’augmenter la ration de la chienne, mais il convient de veiller à la qualité des protéines fournies : un apport en oeuf (entier cuit) permettra d’apporter tous les acides aminés puisque l’oeuf les contient tous. On pourra également supplémenter la ration en foie cru.
Par contre, pendant le deuxième mois de la gestation, il conviendra de tenir compte de l’augmentation du poids de la chienne, et d’augmenter en conséquence la valeur énergétique de sa ration.
Pendant les 10 derniers jours de la gestation, les besoins protéiques s’étant encore accrus, il sera utile de donner un supplément de viande et d’administrer de la vitamine A, en particulier. La vitamine D ne devra pas excéder 20 U I par kg de poids vif et par jour. Le calcium sera donné séparément et sous une autre forme que les phosphates , puisqu’un excès de phosphates (dont la viande est déjà riche ) associé à un excès de vitamine D peut être générateur d’ostéodystrophies.
L’adjonction de levure de bière sèche (dont il existe des préparations médicamenteuses faciles d’emploi ) sera profitable. Elle apporte des acides aminés et est riche en vitamine du complexe B dont les actions physiologiques sont toujours bénéfiques.
Il est désormais possible de vermifuger une chienne gestante : comme nous l’avons vu, la gestation déclenche, dans les trois premières semaines, la migration de larves parasitaires incluses dans les masses musculaires et de ce fait inaccessibles aux vermifuges en dehors de la période de gestation. Un vermifuge donné vers la troisième semaine de la gestation diminuera les risques de parasitose chez le chiot.
Bien évidemment, les conditions d’entretien hygiénique de la chienne gestante devront être particulièrement soignées. Dès le 55 jour, il convient de préparer la gestante à la mise bas, ne serait ce qu’en lui faisant occuper la place où le maître a décidé qu’aurait lieu la parturition.
Il convient de choisir un endroit tranquille à l’abri du froid, de l’humidité, des courants d’air. A cet endroit, on installera une caisse aux dimensions convenables, le nid de mise bas, d’une longueur égale à 1 fois 1/2 la longueur de la chienne, la largeur à 1 fois 1/2 sa taille au garrot, sans que pour autant la chienne ne puisse prendre appui des postérieurs sur les parois afin d’aider ses mouvements expulsifs. Les parois devront être lisses et d’une hauteur telle que la chienne pénètre facilement dans sa caisse sans avoir à sauter ( ce qui deviendrait dangereux pour les chiots une fois ceux ci nés ). Il est bon de prévoir le long des parois des planchettes horizontales perpendiculaires à ces parois afin d’empêcher la chienne d’écraser les chiots en se couchant contre une paroi. Le fond sera garni d’une couverture ou de toute litière facile à changer une fois la mise bas terminée.
Enfin, les chiots nécessitant pendant les premiers jours de leur vie une température assez élevée, produite en général par une lampe à infrarouge, il sera bon d’accoutumer la chienne à cet éclairage permanent.
Une préparation de la région mammaire peut être utile dans les races à poil long. Il suffit sinon de tondre, tout au moins de couper les poils afin de dégager les mamelles. Une toilette identique du pourtour de la région génitale n’est pas superflue chez les femelles à poil long.
tante : comme nous l’avons vu, la gestation déclenche, dans les trois premières semaines, la migration de larves parasitaires incluses dans les masses musculaires et de ce fait inaccessibles aux vermifuges en dehors de la période de gestation. Un vermifuge donné vers la troisième semaine de la gestation diminuera les risques de parasitose chez le chiot.
Bien évidemment, les conditions d’entretien hygiénique de la chienne gestante devront être particulièrement soignées. Dès le 55 jour, il convient de préparer la gestante à la mise bas, ne serait ce qu’en lui faisant occuper la place où le maître a décidé qu’aurait lieu la parturition.
Il convient de choisir un endroit tranquille à l’abri du froid, de l’humidité, des courants d’air. A cet endroit, on installera une caisse aux dimensions convenables, le nid de mise bas, d’une longueur égale à 1 fois 1/2 la longueur de la chienne, la largeur à 1 fois 1/2 sa taille au garrot, sans que pour autant la chienne ne puisse prendre appui des postérieurs sur les parois afin d’aider ses mouvements expulsifs. Les parois devront être lisses et d’une hauteur telle que la chienne pénètre facilement dans sa caisse sans avoir à sauter ( ce qui deviendrait dangereux pour les chiots une fois ceux ci nés ). Il est bon de prévoir le long des parois des planchettes horizontales perpendiculaires à ces parois afin d’empêcher la chienne d’écraser les chiots en se couchant contre une paroi. Le fond sera garni d’une couverture ou de toute litière facile à changer une fois la mise bas terminée.
Enfin, les chiots nécessitant pendant les premiers jours de leur vie une température assez élevée, produite en général par une lampe à infrarouge, il sera bon d’accoutumer la chienne à cet éclairage permanent.
Une préparation de la région mammaire peut être utile dans les races à poil long. Il suffit sinon de tondre, tout au moins de couper les poils afin de dégager les mamelles. Une toilette identique du pourtour de la région génitale n’est pas superflue chez les femelles à poil long.