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 La murène est elle aussi féroce qu’elle en a l’air ?

La murène a l’air vraiment très féroce et il y a beaucoup de légendes qui rapportent comment des personnes se sont fait attaquer par ce grand poisson musclé. Néanmoins la murène est un animal timide et réservé, passant sa journée cachée dans les crevasses des récifs de coraux. Si un plongeur sous marin dérange une murène au repos, elle deviendra agressive et n’hésitera pas à se lancer en avant pour mordre le gêneur. Elle n’attaquera pas sans provocation des personnes recueillant des coquillages sur les récifs, mais si elle le fait c’est par une erreur d’identification, car la murène aime beaucoup se nourrir de poulpes et pourrait imaginer que les doigts d’une personne ressemblent à son mets favori. Mais elle attrapera plutôt le mollusque se trouvant dans la main du pêcheur que ses doigts.

Comment les poissons volants volent-ils ?

Dans les mers tropicales et tempérées, les passagers d’un navire ont toujours été fascinés par des bancs de poissons volants, explosant au dessus de la mer. Ils ont des nageoires pectorales très développées qu’ils gardent repliées le long du corps quand ils sont sous l’eau, mais une fois hors de l’eau ils déploient ces nageoires comme des ailes, ce qui leur permet un vol de plus de cinquante mètres sur la crête des vagues. Ce n’est que très récemment qu’on a pu déterminer comment le poisson volant réussit cet exploit. D’abord on a pensé qu’il battait ses « ailes » comme un oiseau, mais des photographies faites avec des pellicules très sensibles ont révélé que les nageoires sont maintenues rigides et que le poisson volant ne fait que planer. Pour prendre son envol, il prend tout d’abord de la vitesse sous l’eau jusqu’au moment où il atteint 60 kilomètres à l’heure ; alors il explose à la surface de la mer, étend ses nageoires et devient aéroporté. Il peut prolonger son vol en se propulsant et en maintenant sa queue dans l’eau jusqu’au moment où il a atteint la vitesse nécessaire pour un autre envol. Sa nageoire caudale asymétrique est spécialement conçue pour cela, le lobe inférieur étant plus large que le supérieur. On ne sait pas très bien pourquoi les poissons volants ont adopté cette méthode de vol acrobatique, mais en tout cas c’est une manière commode d’échapper à ses ennemis.

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