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 La petite vénerie

Les chiens de petite vénerie ont pour mission de découvrir le gibier. Ils doivent le poursuivre et le ramener à portée de tir du chasseur. En fait, ils chassent pour leur propre compte et c’est involontairement qu’ils rabattent le gibier. Lorsqu’ils arrivent à intercepter l’animal chassé, ils le déchirent et s’en repaissent avec plaisir.

En plaine, cette chasse se pratique sur le lapin et le lièvre ; au bois, sur le sanglier, le chevreuil, le renard et quelques puants comme la martre.

On chasse le lapin au chien courant surtout dans l’Ouest de la France. Un seul chien suffit, mais la chasse avec deux sera idéale. Les chiens à quête lente, comme les bassets, sont les mieux adaptés. Le lapin qui ne trouve pas de refuge se fera battre sur un espace restreint. Il faut l’attendre avec beaucoup de patience dans les coulées. Dans les bois, la technique du lapin sera différente : il tournera en rond sans débucher. Il faut l’attendre près d’une zone découverte, dans une allée, par exemple.

Le lièvre se révèle un gibier très intéressant à chasser au chien courant. La poursuite en est animée, les chiens se trouvent quelquefois en défauts, devant les ruses innombrables de cet animal. Souvent d’ailleurs, cette chasse se termine cruellement, le lièvre étant étranglé et dévoré par les chiens. L’attaque du lièvre, dont les voies sont légères, se fait « à la billebaude ». Les chiens prennent connaissance des voies le matin, les démêlent et se rapprochent. Lorsqu’un chien a reconnu une voie, il l’indique gorge haute à ses compagnons. Les animaux forcent l’allure dès qu’ils ont vu le lièvre. Mais celui ci est un rusé, et le maître d’équipage se trouve souvent obligé de relancer sa meute. Inlassablement les chiens suivent la voie, inlassablement les chasseurs essaient de déjouer les ruses du lièvre ! Malgré cela, il avance, revient sur ses propres traces, fait des bonds, change brusquement de direction. Il sait que, sur les terrains secs, ses voies ne tiennent pas. Mais au terme de la chasse, après de nombreuses difficultés, c’est l’hallali !

Dans les bois, la chasse au chevreuil se fait avec des chiens de taille moyenne. On attaque « à la billebaude ». Généralement le gibier a la vie sauve, sa course rapide et ses ruses toujours renouvelées ayant finalement raison des chiens qui abandonnent, complètement épuisés.

Le sanglier fonce droit devant lui. Lorsque la meute se sera placée derrière lui, après l’avoir rapproché sur la brisée, il faudra l’attendre, embusqué près d’un endroit découvert, pour pouvoir le tirer. Le lieu de passage est souvent surprenant et il faut patienter longtemps pour qu’un chasseur puisse l’abattre.

Le renard, restant toujours dans une enceinte, finit par se terrer. Les chiens, après l’avoir repéré, font entendre un concert d’aboiements. Il faut alors le déterrer pour le capturer et le tuer.

Les chiens : les chiens de petite vénerie se classent en bassets, petite et moyenne taille.

Les bassets sont utilisés aux lapins et aux lièvres.

Le basset bleu de Gascogne. C’est un des bassets les plus fins de nez et parfaitement gorgés. Il est issu du grand bleu de Gascogne qui est en voie de disparition.

Le basset artésien normand est le résultat de deux races disparues : le basset d’Artois et le basset normand. C’est un chien à quête lente, bien gorgé et très courageux. Cependant, il se montre sensible aux fourrés et aux ronciers.

Le basset griffon vendéen. Il est surtout utilisé, dans les régions broussailleuses, à la chasse au lapin.

Le basset fauve de Bretagne. C’est une race que l’on trouve souvent croisée avec le basset vendéen. Il convient lui aussi aux régions broussailleuses.

Le teckel, utilisé à la fois pour la chasse à tir et pour le terrier, est un chien très courageux.

Les chiens courants de taille moyenne sont assez nombreux, nous allons les classer selon leur pays d’origine.

Les chiens courants français de taille moyenne :

Le petit bleu de Gascogne est issu de la race grand bleu de Gascogne, souvent par sélection naturelle des sujets petits. C’est un chien rapide.

Le porcelaine, qui doit son nom à la couleur de sa robe, est un chien parfait pour la chasse au chevreuil et au lièvre.

L’ariégeois est un excellent chien pour la chasse au lièvre. J ! convient plus particulièrement aux régions accidentées.

Le griffon nivernais est un chien un peu lent, mais très bon pour la chasse au sanglier.

Le griffon vendéen est un bon chien pour le chevreuil et le lièvre, mais il manque de résistance.

Le fauve de Bretagne est un chien rapide, mais il craint beaucoup la chaleur. Il est parfait au sanglier.

Les chiens courants anglais de taille moyenne :

Le harrier moderne est utilisé pour améliorer la vitesse des autres races. Il est de caractère très doux.

Le beagle, très répandu en France, chasse très bien en meute.

Le beagle harrier, qui est un croisement des deux races précédentes, possède les qualités rassemblées des deux races.

Les chiens courants suisses de taille moyenne :

Le bruno du Jura est un chien parfaitement adapté à la chasse en terrain accidenté. Il est très apprécié dans le Jura suisse pour ses qualités de résistance et sa voix de hurleur.

Le courant suisse blanc et orange est très intelligent. Il est utilisé à la chasse au lièvre et au chevreuil.

Le briquet bernois est le chien à tout faire par excellence. Il a bon caractère et chasse parfaitement.

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