L’Institut national de la recherche agronomique est, après le C.n.r.s., notre second institut scientifique d’État. Son champ d’activité couvre l’ensemble des recherches intéressant l’agriculture et le monde rural. Il est placé sous tutelle du ministère de l’Agriculture. Il emploie plus de mille chercheurs qui sont fonctionnaires titulaires dès le grade d’assistant, après une période probatoire de stage. L’I.n.r.a. recrute à la base ses scientifiques par concours, ’uverts aux candidats en fonction de leurs diplômes (la maîtrise au minimum). Ou encore en fonction de leurs travaux antérieurs, c’est à dire de leurs publications, dont le Comité scientifique de 1’l.n.r.a. juge la valeur.
La « pépinière » des assistants, ce sont les agents contractuels scientifiques. Ils sont salariés. On les prépare pendant deux ans au concours. S’ils échouent deux fois, ils sont licenciés. A partir du grade de maître de recherche, la promotion interne se fait sur examen des publications.
Comme au C.n.r.s., l’I.n.r.a. comprend un corps de quelque 1500 à 2000 techniciens contractuels. Leur niveau d’études est des plus variables : certains n’ont aucun diplôme. A l’autre extrémité de l’échelle, des docteurs ès sciences ou des agrégés de l’Université peuvent se présenter pour être embauchés à titre d’ingénieurs.
Les techniciens sont recrutés en fonction de leur Curriculum vitae. Le chef de service qui a un poste libre choisit parmi les postulants. Les techniciens passent ensuite un examen de confirmation au bout de six mois, et les ingénieurs, au bout d’un an. Leur avancement se discute ensuite au sein des commissions paritaires de l’I.n.r.a. (composées en nombre égal de délégués de l’Administration et de délégués du personnel).
Hélas depuis cinq ans, à l’I.n.r.a., presque toutes les possibilités de recrutement sont taries. Des étudiants complètent les équipes de chercheurs en travaillant comme vacataires.
La situation doit se débloquer légèrement en 1976. Ii est prévu de recruter 65 techniciens et 52 chercheurs, dont théoriquement : 5 directeurs de recherche, 20 maîtres, 15 chargés, 5 assistants et 7 agents contractuels scientifiques. Ces chiffres sous toute réserve. En effet, en cas de promotion interne des chargés, maîtres de recherche etc., on peut à la limite recruter 45 assistants. Inversement, si des fonctionnaires titulaires, tels que directeurs du C.n.r.s., professeurs de l’enseignement supérieur, agricole et vétérinaire, font acte de candidature et prennent des postes de directeurs, maîtres ou chargés de recherche, le nombre des assistants se trouvera effectivement limité à cinq.