sous la tutelle conjointe du ministère de la Coopération et du secrétariat d’État aux Universités. Il intervient dans les territoires et départements d’outre mer avec l’accord des ministres de tutelle. Il exerce également son action dans divers Etats situés en zone tropicale, dans le cadre des accords de coopération intergouvernementaux.
Sa mission : faire dans les régions tropicales des recherches fondamentales orientées vers les productions végétales et animales ; établir dans ces régions une infrastructure permettant la recherche (création de stations scientifiques). Et former le personnel spécialisé dans la recherche scientifique et technique en milieu tropical.
Seize comités techniques contrôlent chacun un secteur précis, allant de la géophysique à l’ethnologie. Et, dans le domaine qui nous intéresse : zoologie appliquée, océanographie, hydrobiologie.
On n’entre pas à l’O.r.s.t.o.m. sans diplôme. Le personnel scientifique recruté en France comprend 500 chercheurs du Corps (fonctionnaires) ; 70 chercheurs contractuels ; 100 chercheurs détachés ; 350 techniciens A (trois catégories) et B (huit catégorie).
De la à la 8 catégorie B, les candidats techniciens (aides de laboratoire, laborantins, personnel de service), doivent justifier du B.e.p.c. ou de la qualification professionnelle habituellement exigée pour l’accession à des emplois analogues. De la ire à la 3e catégorie B, le technicien est recruté au niveau de la licence, d’un B.t.s. ou du baccalauréat. Il peut accéder au niveau A sans maîtrise, si ses notes le justifient.
Les diplômes exigés pour le recrutement des techniciens de catégorie A sont équivalents à ceux exigés pour les chercheurs contractuels : au minimum, il faut une maîtrise. Ces techniciens A (dont le salaire est aligné, comme pour le niveau B, sur ceux du C.n.r.s.) perçoivent des primes de participation à la recherche, supérieures à celles des chercheurs.
Le recrutement des chercheurs se fait sur titres, parmi les docteurs en médecine ou en pharmacie, les vétérinaires, les diplômés des grandes écoles, les titulaires d’une maîtrise de sciences... Ils reçoivent une formation adaptée aux conditions spécifiques des zones tropicales. Seuls (sauf dérogation exceptionnelle) les candidats diplômés de l’O.r.s.t.o.m. peuvent être nommés chargés de recherche stagiaires. Les promotions de grades chargé de recherche, maître de recherche, directeur de recherche et inspecteur général sont soumises ensuite aux conditions d’ancienneté et de séjour hors de France. Les contractuels jouissent sauf en ce qui concerne la retraite des mêmes avantages financiers, matériels et sociaux que les fonctionnaires.
Mobilité et efficacité sont les deux caractéristiques principales des équipes de l’O.r.s.t.o.m. Les chercheurs sont à la disposition de la direction générale. Ils sont utilisés au maximum (les fonctionnaires ne choisissent pas leur lieu d’affectation). Mais cette mobilité permet de mettre en place rapidement des équipes multidisciplinaires en fonction des demandes.
Cette mobilité et le détachement de certains chercheurs dans d’autres organismes scientifiques libère environ une quinzaine de postes par an. Qui s’ajoutent à la vingtaine de contractuels et de chercheurs du Corps recrutés chaque année. Si la décision gouvernementale de privilégier la recherche se confirme, on peut espérer voir passer ce recrutement annuel de vingt à trente. Le départ en retraite des premiers recrutés (en 1945) libèrera de postes chaque année à partir de 1980.