Sorte de guides, d’éclaireurs pour ceux qui sont atteints de cécité, nos chiens de berger, en raison de leur taille et de leur intelligence, peuvent être utilisés pour cette délicate mission, et sont particulièrement aptes à ce genre de service.
Ce travail plutôt routinier permet à l’homme de traverser plus facilement les rues, de se déplacer sans danger au milieu de la circulation, d’éviter les obstacles, en symbiose totale avec son chien, et en gardant en permanence le contact avec lui. Il existe en France quelques centres de dressage où l’on apprend au chien à éviter n’importe quel obstacle, à marquer un temps d’arrêt avant la descente ou la montée d’un trottoir, aidant l’aveugle à identifier la difficulté avec sa canne.
Dans le passé et surtout à l’étranger, en Belgique, en Hollande, en Suisse, le chien a été utilisé comme animal de trait pour tirer la carriole du laitier, la meule du rémouleur.
Dans la seconde moitié du 19e siècle, une floraison d’arrêtés préfectoraux s’est épanouie, due surtout à l’incompréhension du public, aux réclamations des sociétés protectrices des animaux qui semblaient considérer comme un tortionnaire celui qui utilisait de telles qualités.
Les chiens tracteurs et porteurs furent pourtant largement utilisés pendant les hostilités de 14-18 par l’armée. Les chiens tracteurs de traîneaux sont utilisés sur une grande échelle dans toutes les régions circumpolaires. Pour le trait, le chien peut devenir l’auxiliaire du commerçant et peut accomplir ce travail sans souffrance, à condition qu’il soit harnaché convenablement, et qu’il n’ait pas de charges trop lourdes à tirer.