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 Le chien et son espace vital

Le chien vivant en appartement doit sortir régulièrement, surtout le chien de chasse, qui s’adapte toujours assez difficilement à cette vie trop sédentaire. En plus des promenades hygiéniques, qui auront lieu trois ou quatre fois par jour, une autre d’une bonne heure sera indispensable, quels que soient le temps ou la saison.

Pendant le week end, une promenade en forêt permettra au chien de se dépenser pleinement et de préparer sa future saison de chasse. Le chien vivant en chenil bénéficiera, lui aussi, régulièrement, d’une grande randonnée afin de conserver sa musculature. Attention aux pattes des chiens de chasse ! Celui qui vit à la ville a peu d’occasion de marcher sur un sol dur et caillouteux, et à sa première journée sur le terrain, il boitera. Il faut donc, à titre préventif, lui faire effectuer des marches rapides et prolongées sur une route ou toute autre surface dure, qui lui muscleront les doigts, et raffermiront les soles. J’ai vu, l’an dernier en Sologne, un chien qui chassait, chaussé de bottes ! Devant mon étonnement bien légitime, son propriétaire m’expliqua que son chien habituellement marchait sur de la moquette, et qu’après une journée de chasse il rentrait boitant et saignant ! Vous comprendrez aisément que la solution n’est pas là...

Le régime alimentaire du chien de chasse doit être régulièrement surveillé. Il est impossible de chasser dans de bonnes conditions, avec un chien obèse. Au bout d’une heure, il sera essoufflé et incapable de courir. Veillez jalousement sur sa ligne, tout en lui fournissant une alimentation équilibrée.

Nous terminerons ce chapitre en revenant un peu sur le problème des chiens qui vivent à la ville. Puisqu’il est impossible de l’empêcher de posséder un chien, recommandons au chasseur citadin une vigilance accrue. Les chiens de taille moyenne s’habituent relativement bien à la ville. Promenades et jeux arrivent à combler le manque de liberté. Cependant, et cette opinion ne plaira pas à tout le monde, je trouve inadmissible, et navrant d’égoïsme, de laisser un chien seul à la maison, des journées entières. Les dérisoires promenades « pipi », cinq minutes le matin et cinq minutes le soir, ne peuvent suffire. Les cabinets vétérinaires sont de plus en plus fréquentés par une clientèle accompagnée de chiens hypernerveux et à moitié fous, auxquels il faut administrer des traitements à base de calmants.

Un chien n’a pas à subir les conséquences du travail de son maître, quand celles ci risquent de menacer son équilibre.

Réfléchissez y, s’il en est encore temps.

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