Après ce rappel des aptitudes sensorielles, nous allons aborder les « réflexes conditionnés ». Ils ont été étudiés par Pavlov et Betcherev, et sont une des bases du dressage. Le réflexe le plus connu est celui de la sécrétion salivaire, et nous connaissons tous les expériences des deux savants cités plus haut. De nombreux réflexes conditionnés ont pu être créés. Ils sont utilisés pour susciter ou faire disparaître une tendance innée.
Le comportement inné : le carnivore, en l’occurrence le chien, doit dépister le gibier. De cette recherche vont découler un certain nombre de comportements innés : l’instinct de recherche du gibier, l’instinct de dépistage, l’instinct de l’arrêt et l’instinct de forcer le gibier.
Ces divers instincts ont permis de faire différentes sélections : chiens d’arrêt, courant ou de terrier.
Les comportements acquis : ces instincts ne représentent qu’une faible part des comportements du chien. Son système nerveux central lui permet de dominer certaines influences déterminantes et d’intégrer les diverses perceptions de ses organes. Il aura donc un comportement acquis qu’il faudra améliorer. Nous obtiendrons ces améliorations en intervenant par le dressage, qui sera assez long. Tout exercice devra être répété souvent, et il faudra obtenir le maximum de concentration de la part de l’élève. Un bon dresseur se doit de connaître le mécanisme de l’acquisition des habitudes. Les Américains, souvent très en avance sur ce qui concerne le monde canin, appellent cela le « learning ».
Le comportement intelligent : une adaptation immédiate à une situation nouvelle constitue un acte intelligent. Cette intelligence est très controversée, mais elle a été définie après de nombreuses études. La pensée animale permet au chien de résoudre des tests dits « d’intelligence ». Exemple : un chien, habitué à vivre dans un appartement se trouvant en étage, descend les escaliers et franchit la porte pour rejoindre son maître quand celui ci l’appelle. En aucun cas il ne passera par une fenêtre même si cette dernière est ouverte ! Il s’agit donc bien de « réflexion ».
Ce modeste résumé des fonctions psycho physiologiques canines permet de mieux situer les facultés sensorielles et psychiques du chien, d’en connaître la valeur et d’en saisir les limites. Il doit, en conséquence, vous aider à obtenir un dressage parfait et sans problème.