II y a un fait qui peut prêter à confusion : il existe aussi bien un mammifère, respirant de l’oxygène et vivant dans la mer qui s’appelle dauphin qu’un vrai poisson du même nom. Il y a deux espèces de dauphins poissons, dont une peut atteindre une taille de 2 mètres alors que l’autre n’a qu’environ 1 mètre. Leur mets favori est le poisson volant qu’ils pourchassent sous l’eau à une vitesse de 55 kilomètres à l’heure.
Le poisson archer du sud est asiatique a une remarquable habileté à tirer sur des insectes posés sur des végétations aquatiques, des boulettes d’eau. Son tir est très précis et il peut en général déloger un coléoptère ou une mouche, les faire tomber dans l’eau à une distance de près de 2 mètres. Le poisson archer se précipite alors sur sa proie et la mange. Il est intéressant de voir comment il s’y prend. Le palais de la bouche forme une longue rainure et si le poisson ferme soudainement ses opercules branchiales, l’eau est expulsée des branches et va dans sa bouche. En même temps, le poisson archer place sa langue le long de la rainure qui devient un tube duquel jaillit une boulette d’eau.
Un spectacle aussi beau que fascinant est de voir au fond d’un aquarium un poisson clown aux couleurs éclatantes en train de se lover ou de nager parmi le va et vient des tentacules d’une anémone de mer géante. Comme nous l’avons déjà vu, les bras des anémones sont tapissés de milliers de cellules urticantes et pourtant le poisson clown n’a pas l’air d’en être affecté. On pense qu’une sécrétion visqueuse sur les écailles du poisson l’immunise contre les piqûres. L’association entre le poisson clown et l’anémone est une symbiose, ce qui veut dire que les deux partenaires bénéficient mutuellement de cet arrangement. Le poisson trouve un abri idéal contre les prédateurs qui sont quelquefois attirés dans les bras des anémones, et ces dernières bénéficient de la nourriture que lui apporte le poisson-clown.