Accueil du site / Le débourrage

 Le débourrage

Un bon débourrage (préliminaire du dressage) s’obtient très tôt, aux environs de trois à quatre mois.

Le langage vous devez d’abord établir, avec votre chien, un « code du langage ». Certains mots, choisis pour leur brièveté et leur consonance, seront employés tous les jours. Inutile de faire de longs discours, les ordres doivent tomber nets et précis. Les mots les plus usuels, dans la vie courante, seront : son nom viens viens ici ici non couché assis debout pas bouger au pied derrière promenade pâtée, etc. Vous pouvez en choisir de différents, pour peu que vous restiez précis et concis. Par la suite, cette ébauche de langage sera complétée par des mots plus techniques et par des sons, réservés au travail sur le terrain de chasse.

Les punitions elles doivent être légères, mais suffisantes, afin que le chien comprenne qu’il a mal agi. Une cravache, une laisse, une badine ou un journal peuvent servir à les administrer. Vous ne devrez jamais employer votre main, qui servira exclusivement à distribuer caresses et récompenses. De toute façon, il ne faut pas exagérer les corrections, elles ne doivent intervenir qu’en cas de rébellion manifeste. Il vaut mieux en donner une seule et bonne, que plusieurs petites, qui ne serviront à rien, si ce n’est à dérouter le chien.

La récompense : elle est aussi nécessaire que la punition. Elle sera donnée immédiatement, et chaque fois que vous le jugerez utile. Elle peut se présenter sous plusieurs formes : la caresse, le ton doux de la voix, ou les gâteries alimentaires. La viande, toujours bien acceptée, se révèle peu pratique d’emploi. Il ne faut pas abuser du sucre, et proscrire les bonbons. Les gâteaux secs et les croquettes, faciles à mettre dans une poche, sont généralement très appréciés, mais il faudra les distribuer fractionnés, en petits morceaux, afin d’éviter une trop grande consommation, qui à la longue pourrait nuire à l’animal.

Le matériel : pour bien commencer le débourrage et le dressage de votre chien, il vous faut, en plus des qualités que nous avons énumérées au début de ce chapitre, un matériel convenable. Pas de laisses coûteuses ou de colliers fantaisie, mais une longe solide, de préférence en corde, de quinze ou vingt mètres, une laisse en cuir, à mousqueton américain (ces mousquetons, très résistants, équipent en général le matériel de qualité, et en particulier celui
que l’on trouve chez les selliers), un collier à chaîne simple, qui servira de collier de force, et un sifflet. Je ne suis pas partisante du vrai « collier de force », à pointes apparentes, que je considère comme un objet de torture, absolument inutile. Il sera avantageusement remplacé par le « collier chaîne », tout aussi efficace lorsque l’on sait s’en servir. Pour le dressage au rapport, vous aurez besoin de plusieurs « apportables », très variés : un petit os en caoutchouc, un morceau de bois rond, qui pour la suite sera recouvert de peau de lapin (20 à 30 cm de long, pour un diamètre de 5 cm environ, selon les races), un petit sac de toile ou similicuir, une patte de lapin, etc.

Dans la même rubrique