Vous avez besoin, pour cet exercice, d’un terrier et d’un renard. L’idéal est de posséder dans votre région un terrain d’entraînement, car il est pratiquement impossible de le réaliser soi même. Le Club des Chiens de terriers, l’Association des Déterreurs et le Club des Amateurs de Teckels vous fourniront les renseignements nécessaires (voir les adresses en fin d’ouvrage).
Le terrier , dans la plupart des cas artificiel, se compose d’une galerie de seize centimètres de large sur dix huit de haut, de quatre mètres de long environ, avec un coude assez peu prononcé qui aboutit à une cavité hexagonale. Appelée en terme technique « maire », celle ci aura environ trente centimètres de rayon et sera prolongée par une autre galerie de trois mètres de longueur, avec cette fois un coude bien marqué, et terminée par une caisse.
Pour décider votre chien à entrer dans la galerie, excitez le en le mettant à proximité du renard. En principe, il réagit très vite car il voue d’instinct une haine terrible au renard (peut être celle ci vient elle de cette odeur forte de fauve ?). Lorsque votre chien est bien excité, vous le mettez à l’entrée du terrier (de la galerie). Auparavant, et sous ses yeux, vous avez placé le renard dans la maire fermée à l’aide de deux grilles solides.
Plusieurs réactions peuvent se produire :
Lorsque le chien aboie correctement à la grille, vous libérez le renard qui va se réfugier dans la caisse prévue à cet effet (caisse d’accul), et que vous fermez avec une grille. Le chien doit se précipiter derrière le renard et aboyer dès qu’il le trouve, c’est à dire devant la grille de la caisse. Cet exercice sera répété plusieurs fois, mais sans exagérer surtout s’il s’agit d’un jeune chien.
Le chien ayant dès lors appris à parcourir parfaitement les galeries, vous pouvez maintenant le mettre en contact réel avec le renard, opération délicate, si le chien est trop imprudent.
Vous le faites entrer dans le terrier, alors que le renard est enfermé dans la « maire ». Vous libérez le renard et lui laissez prendre un peu de distance. Vous enlevez la grille qui retient encore le chien, et l’encouragez fortement. Il doit suivre le renard et le forcer à pénétrer, dans la caisse, sans l’attaquer. Il est indispensable de ne pas faire de bruit ou de ne pas exciter le renard, pour éviter que le chien charge. Lorsque cet exercice a été bien compris, il est nécessaire, à la fin d’une pour suite, de tuer le renard et de laisser sa dépouille au chien. Cette opération peut paraître cruelle, mais elle est malheureusement indispensable au dressage. En aucun cas, vous ne livrerez l’animal au chien, vivant. La chasse doit rester un sport, et non pas une boucherie.
Le pillage du gibier mort se nomme, en terme de vénerie, la « curée ».
Nous avons parlé de la chasse au renard mais il est évident que pour le blaireau la technique de dressage ne diffère en rien.