C’est une période qui serait particulièrement critique s’il était pratiqué brutalement, comme cela arrive en cas de mort brutale de la nourrice ou de son tarissement brutal et prématuré. Mais dans les conditions normales, en commençant à alimenter les chiots dès la 5e semaine avec des rations convenables, l’alimentation directe prend progressivement le relais de l’alimentation lactée pure et tout se passe très bien.
Il convient d’assurer au début un rythme de 4 petits repas par jour, présentés aux chiots dans des récipients individuels, où ils apprennent vite à laper du lait maternisé mélangé peu à peu de bouillie et de viande finement hachée. Ainsi, le chiot, que la mère quitte de plus en plus souvent, fait il l’apprentissage de la vie indépendante, mais aussi de la vie de groupe c’est à cette période que les jeux commencent entre chiots et que chaque personnalité s’affirme. Rappelons que c’est au cours de la 7 semaine que les tests de Campbell peuvent déterminer les dominantes caractérielles du chiot. C’est vers la 5, 6e semaine que la socialisation vis à vis de l’homme s’effectue. C’est d’ailleurs la période pendant laquelle les repas étant fréquemment distribués, les contacts avec le soigneur sont les plus nombreux et doivent donner lieu à des manipulations douces qui mettent le chiot en confiance vis à vis de l’homme. Cette période de socialisation n’a pas été menée normalement ni en temps utile.
Peu à peu les repas seront espacés pour parvenir aux deux, repas de l’adulte vers l’âge de 8-10 mois.
Les accidents pouvant survenir à la mère pendant l’allaitement se limitent à la mammite ( inflammation des mamelles d’origine congestive, mécanique, pouvant même devenir infectieuse, ce qui est dangereux pour les jeunes ) et à l’éclampsie. L’éclampsie de la chienne qui allaite consiste en une baisse brutale de son taux sanguin de calcium en particulier. Cette chute vient d’un épuisement des réserves maternelles en calcium qui ont servi à pallier une insuffisance d’apport par l’alimentation, tandis que les sorties augmentant, le bilan devenait déficitaire.
La chienne est inquiète, prise de tremblements, et présente une démarche raide. L’appel au vétérinaire est indispensable. Des injections intraveineuses de calcium rétabliront l’équilibre, mais néanmoins il conviendra de soulager la mère par un sevrage précoce et rapide si l’âge des chiots le permet, à un allaitement artificiel si les chiots sont encore trop jeunes pour être sevrés.