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 Les coups de feu du chasseur

Le coup de feu : votre chien ne doit pas avoir peur de la détonation. Si, dès son jeune âge, vous l’avez habitué aux coups de. Leu, vous n’aurez aucun problème, mais prenez tout de même la précaution de ne pas tirer les premières fois trop près de lui. Surveillez sa réaction, et encouragez le de la voix et du geste. Dans le cas où vous n’avez pas suivi nos conseils, essayez d’habituer le chien progressivement, avec un pistolet à amorces. Pas trop près ni trop fort à la première leçon, vous risquez de le traumatiser. Certains chiens sont terriblement excités dès qu’ils entendent une détonation. C’est une grande qualité, qu’il faut conserver. Une récompense de temps en temps donnera au vôtre de l’assurance. Si vous avez un chien peureux, agissez prudemment et commencez à tirer très loin. Rapprochez vous de lui et surveillez son attitude, mais surtout ne forcez pas. Il faut parfois beaucoup de temps et de patience pour simplement « améliorer » les choses. En effet, il est rare qu’un chien peureux se guérisse complètement. Je connais un setter qui rentre chez lui chaque fois que son maître tire un coup de fusil sur un terrain de chasse. C’est tout de même très gênant. Malgré une rééducation progressive, son assurance n’est guère meilleure, et ses progrès restent peu encourageants. Comme nous l’avons déjà dit au début de ce livre, un chiot ayant de bonnes origines, bien élevé, bien surveillé, bien éduqué, ne doit pas ressentir cette crainte. Elle est, la plupart du temps, due à un traumatisme passé inaperçu ou simplement ignoré.

L’ « arrêt »  : flous pouvons considérer que vous avez maintenant un chien très obéissant, ayant une quête parfaite et un rapport correct. Nous pouvons donc passer à l’enseignement de l’arrêt. Un bon chien prenant naturellement cette position, il suffira donc de perfectionner ce don inné, qui se déclare, selon les individus, plus ou moins tôt. Le dressage interviendra de deux façons : sur la durée de l’arrêt et sur le moment où il se déclare. Vous vous rendez sur un terrain giboyeux où vous êtes sûr de rencontrer des perdreaux, des bécassines, etc. Evitez soigneusement les lièvres et les lapins qui risquent de donner de mauvaises habitudes à votre chien. Lorsque vous avez trouvé le lieu idéal, vous lâchez votre chien et le laissez quêter à sa guise. Vous sifflez le « down » s’il a tendance à s’éloigner. En règle général, vous le laissez agir sans intervenir, pendant deux ou trois sorties. Afin qu’il prenne de l’assurance et soit gagné par la « passion » de chasser. Dès que vous le sentez prêt, vous devez lui apprendre à ne pas courir après les « petits oiseaux » (moineaux, alouettes, etc.), indignes d’un chien de chasse. Vous sifflez le « down » lorsqu’il menace de les poursuivre. Si vous n’êtes pas obéi, vous devez aller le chercher et le placer fermement à l’endroit où il aurait dû se coucher. Vous le maintenez ainsi quelques instants et le laissez repartir. Vous recommencez cet exercice plusieurs fois, jusqu’à ce qu’il ait compris. Si votre chien tombe sur une compagnie de perdreaux, il peut avoir deux réactions : courir, ou rester immobile.

Dans le premier cas, vous sifflez le « down », dans le second, vous lui faites sentir l’emplacement où était le gibier. Il ne faut pas trop abuser de cette méthode car elle risque de lasser le chien. Certains chiens se mettent en arrêt continuellement, ce qui est très fatigant pour leur propriétaire. D’autres marquent, avec une différence sensible d’attitude, les arrêts valables et les arrêts sans gibier. Un chien met quelquefois deux mois pour se déclarer, vous vous montrerez une fois de plus très patient. Les leçons doivent être régulières et nombreuses, le chien n’assimilant pas toujours ce que vous voulez lui enseigner. Rappelez le en arrière et mettez le en position de « down » autant de fois que vous le jugerez utile. Si vous n’obtenez pas de résultats, vous pouvez essayer de travailler à la longe. Elle sera fixée au collier et traînera sur le sol. A chaque arrêt non marqué, vous bloquez le chien en tirant un coup sec. Il risque, malheureusement, de s’enrouler les pattes dans la longe, et de se trouver, par conséquent, gêné dans son action. Une autre méthode, heureusement de moins en moins employée et que je ne vous conseille pas, est le « plombage ». Le chasseur doit tirer une volée de plombs dans l’arrière train du chien au moment où celui ci va courir après le gibier qui s’envole. C’est particulièrement barbare, et surtout dangereux pour la vie de l’animal. Je connais un chien plein de fougue et de qualité, qui est mort à la suite d’un exploit similaire... Lorsque enfin, vous avez obtenu que votre chien marque l’arrêt, il faut l’obliger à ne pas bouger à l’envol du gibier. Passez devant lui, et commandez « down » au premier mouvement. Si malgré cela il arrive à bouger, vous le remettez fermement en place, et le laissez quelques instants. Si d’aventure il rencontre un lièvre, d’instinct il saura que ce gibier ne vole pas et partira en courant.’ Ne vous affolez pas et surtout ne courez pas derrière eux, vous ne pourrez pas les rattraper ! Contentez vous de siffler le « down » et attendez. Au bout de quelques minutes, il reviendra à vous un peu penaud. Saisissez le par le collier, mettez le, en sifflant, en position de « down », et attendez quelques instants avant de le libérer. Agissez à son égard très fermement, et vous obtiendrez rapidement un résultat positif. Vous pouvez également le mettre au lapin, si toutefois il en reste encore dans votre région après les épidémies qui les ont décimés. Pour cet exercice, votre chien doit être parfaitement habitué aux détonations. Vous le maintenez en position de « down » et laissez partir les lapins. Au bout de plusieurs de ces séances, il aura compris et ne bougera plus. Une autre solution est tout aussi facilement réalisable vous mettez votre chien dans un terrain clos, lui passez la longe et lâchez deux ou trois lapins domestiques. En position de « down », il ne doit pas bouger, mais par précaution, posez votre pied sur la longe. Chaque fois qu’il se relève, vous le replacez en position très fermement. Cette méthode donne de bons résultats. Par la suite vous enlèverez la longe, mais restez à ce moment doublement attentif à ne pas le laisser partir. D’abord pour ces pauvres lapins et ensuite parce que vous risquez aussi de compromettre sérieusement votre saison de chasse. Votre chien, en effet, n’attrapera que les lapins qui ne courent pas comme des lièvres ! Autre exercice fort utile et assez facile à obtenir est celui qui consiste à apprendre au chien à se coucher au coup de feu. Vous le mettez en position de « down » et tirez avec un revolver à amorces, au départ du gibier. Après une ou deux répétitions, vous tirez et commandez « down ». Le chien doit se coucher immédiatement. Dans le cas contraire, vous le mettez fermement en place après la détonation et le commandement. Vous faites cet exercice plusieurs fois de suite, mais il doit être rapidement assimilé.

Pour en terminer, apprenez lui enfin, alors qu’il aura marqué l’arrêt, à lever le gibier. En terme de chasse cela s’appelle « couler ». Il vous suffira, lorsque le chien est en « arrêt », de le prendre au collier et de l’encourager à chercher. Au départ du gibier, vous commandez « down » et tirez. N’oubliez pas de le récompenser et de le caresser. Vous recommencerez cet exercice plusieurs fois. Votre chien, pour qui la recherche du gibier est un grand plaisir, le comprendra, en général, très vite.

Ne travaillez pas trop vite, revenez en arrière si une leçon n’a pas été comprise. Soyez très patient et ne demandez pas l’impossible à votre chien. Il doit travailler par plaisir et non pas par contrainte.

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