Tous les crocodiles sont carnivores et se nourrissent dans l’eau. Ils sont particulièrement doués pour attraper des animaux plus petits car ils peuvent flotter très près d’eux sans se faire remarquer. Ils attrapent leurs proies à des endroits où l’eau est basse, les tiennent sous l’eau et reculent en eau plus profonde jusqu’au moment où leur victime meure asphyxiée. Ils arrachent des lambeaux de chair en saisissant l’animal par les dents et se tournant sur eux mêmes plusieurs fois de suite. Mystérieusement, le crocodile n’attaque l’homme que dans certaines régions d’Afrique. Ils sont probablement plus agressifs quand ils protègent un nid ou quand le niveau d’eau baisse. Parfois, certains crocodiles plus vieux et plus rusés attaquent des animaux domestiques qui s’abreuvent toujours au même endroit, et par la même occasion, attaquent même les hommes qui s’en occupent.
Si vous prenez un bâton et le balayez à travers l’eau vous serez peut être surpris de voir le peu d’effort qui est nécessaire pour fendre l’eau. Le bâton n’offre que peu de résistance et traverse l’eau très facilement. Le gavial diffère des autres crocodiles en ce qu’il ne se nourrit que de poissons. Vous comprendrez alors qu’il ait un museau à la fois si long et si étroit. Quelques coups de sa longue queue le poussent rapidement derrière sa proie, et en cinglant latéralement sa victime de son museau, la réduit très vite à l’impuissance. Le gavial est un crocodile timide qui n’attaque pas l’homme.
Dès le premier soir dans un pays tropical, le voyageur fera connaissance avec le gecko et ses gambades acrobatiques. Quand les lumières sont allumées, et que les insectes se rassemblent autour de la zone lumineuse, les geckos font leur apparition, sortant de leurs cachettes diurnes. Pour atteindre les insectes, le gecko n’estime pas que c’est un grand exploit que de trottiner le long des murs et même quelquefois le long du plafond. En y regardant de plus près, un examen du pied du gecko révèle la manière dont il arrive à défier les lois de la gravité. Les doigts sont gros et plats. Au dessous de chacun d’eux des rangées de chair repliée pourvues de milliers de petits crochets s’accrochent à la plus petite aspérité du mur ou plafond et, en outre ces crochets supportent le poids de l’animal.
Le lézard à collerette peut atteindre 90 centimètres de long, dans les régions sèches et sablonneuses du nord est de l’Australie. Il vit dans les arbres mais descend souvent pour se nourrir. S’il vous arrive d’en rencontrer un, et si vous le pourchasseriez, vous sauriez tout de suite pourquoi il a une collerette. Quand il prend, tout d’abord, ses jambes à son cou, en courant sur ses pattes postérieures, sa longue queue joue un rôle de balancier. S’il ne trouve pas d’arbres pour y grimper et qu’il ait l’impression d’être piégé, il se retournera et essayera d’effrayer son ennemi. La longue collerette se dresse brusquement autour de son cou, et il ouvre sa bouche, dans une attitude agressive. L’éclair de couleur apparaissant des plis de la collerette et de l’intérieur de sa bouche, accompagnés de sifflements furieux donnent à réfléchir à son ennemi et lui font, en général, changer d’avis : si vous seriez celui ci et si le lézard, en se retournant vers vous, aurait tout à coup une tête beaucoup plus grande que quelques minutes auparavant, n’auriez vous pas la même réaction ?