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 Les differentes races de chiens de chasse

Le choix d’une race : vous vous trouvez devant le délicat problème d’avoir à faire un choix, parmi les nombreuses races françaises et étrangères de chiens de chasse. Ne vous laissez pas influencer par. des personnes plus ou moins compétentes, mas toujours prodigues de conseils. Le chien idéal pour elles ne le sera pas forcément pour vous. Si vous êtes un chasseur tranquille et réservé, votre préférence ira à une race calme et docile. Si, par contre, vous êtes vif et nerveux, choisissez un chien rapide et ardent ; plus l’harmonie entre l’homme et l’animal sera parfaite, plus les joies de la chasse seront grandes. S’il apparaît incontestable que certaines races s’adaptent, plus facilement que d’autres, à des formes de chasse différentes, il est cependant possible, avec un bon dressage, de faire d’un chien d’arrêt un bon rapporteur, à condition qu’il soit doué. Si vous désirez chasser en plaine, et que vous soyez petitement logé, comme cela arrive malheureusement souvent en ville, choisissez un petit cocker, ou un setter docile, en laissant le pointer ou le braque aux campagnards ou heureux propriétaires de jardins.

La chasse et le gibier : la France est un pays géographiquement très varié, et donc à la végétation particulièrement différenciée. A chaque région s’adapte un type de chasse, voire même plusieurs. En Savoie, par exemple, nous chassons indifféremment au bois ou au marais. Les formes de chasses rencontrées le plus souvent sont : la chasse en plaine, la chasse au bois et la chasse à l’eau.

En plaine : la plaine, vaste étendue plate par excellence, mais morcelée par des haies, des collines ou des boqueteaux, est constituée en grande partie de terres cultivées et d’étendues incultes. Les deux plaines qui nous viennent à l’esprit sont la Beauce et la Brie, mais il en existe beaucoup d’autres, dans le Nord ou le Centre, par exemple. Les gibiers de plaine sont nombreux : le perdreau surtout dans la moitié sud de la France, le faisan dans presque toutes les régions, la caille qui affectionne les prairies et les champs, la grive qui se cache dans les vignes, la tourterelle surtout au début de la saison de chasse, le lièvre qui se rencontre dans les champs de betteraves, de pommes de terre et autres cultures et le lapin, devenu rare depuis l’épidémie de myxomatose généralisée dans toute la France. Les oiseaux de plaine d’une taille inférieure à celle de la grive sont protégés de nombreux départements. Il est par conséquent interdit de les chasser.

Au bois : la chasse au bois est généralement la préférée des chasseurs. Les longues marches sous les futaies à la recherche du gibier au peut matin apportent un plaisir immense et toujours renouvelé. Presque toutes les régions de France ont une forêt, plus ou moins étendue, mais permettant de chasser. Contrairement au gibier de plaine qui le plus souvent provient d’élevage, le gibier de bois a conservé toutes ses qualités sauvages, et sa recherche n’en est que plus passionnante. La forêt, enfin, est le lieu de prédilection des chasses à courre et des grands équipages, grâce aux animaux prestigieux qu’elle abrite : cerf, chevreuil. Le gibier des bois est donc abondant et varié. Nous y trouvons, comme en plaine, les faisans qui se cachent dans les bosquets, les grives qui se chassent d’octobre à mars dans beaucoup de régions, la bécasse, oiseau préféré des chasseurs, les ramiers, gros pigeons migrateurs, plus connus dans le Sud Ouest sous le nom de palombes, le lapin de garenne qui vit en terrier, et le lièvre, quoiqu’on le rencontre plus souvent en plaine. Certaines forêts hébergent cet animal intelligent qu’est le sanglier et dont la chasse ne se révèle pas toujours facile. Ne quittons pas le bois sans évoquer la chasse sous terre ou le déterrage, puisque c’est là que l’on trouve en général les terriers du renard et du blaireau. Les chats huants, les chouettes, les effraies, les hiboux grands ducs et en général tous les rapaces nocturnes, ainsi que ceux dont la taille est plus importante que la buse, font partie des oiseaux « protégés », dont la chasse est évidemment interdite.

A l’eau : la France est riche en marais, fleuves, rivières, lacs et étangs et les chasseurs pratiquant la chasse au gibier d’eau sont au nombre d’environ 650 000, soit le quart des permis délivrés. Il ne m’est pas possible d’évoquer cette chasse, sans parler de deux régions chères à mon coeur : la Sologne et la Camargue. Malheureusement, la première se morcelle de plus en plus et transforme son aspect, tandis que la seconde se laisse gagner spar l’industrialisation moderne, maladie paraît il nécessaire à notre civilisation. Consolons nous eh disant que nous conservons encore les Dombes, la Somme, la Normandie, la Vendée, etc.

Le gibier d’eau est, dans sa majorité, un gibier migrateur, dont les passages se font, selon les régions, à des dates particulières. Le plus connu, et un des plus appréciés, est la bécassine à chair délicate, que l’on rencontre à peu près partout en France. Ensuite, nous trouvons les canards (le plus commun étant le colvert), les oies, les sarcelles en colonies, les râles et les poules d’eau vivant souvent en sédentaires au milieu des marais. Beaucoup de ces oiseaux sont « protégés » un peu partout en France, et il existe même des réserves importantes comme celle de l’étang du Vaccarès en Camargue, où toute chasse est strictement interdite. Parmi ces oiseaux, nous citerons les plus connus et les plus nombreux : les hérons, les cigognes, les échasses, les avocettes, les cygnes, les fous de Bassan et les flamants roses.

Notre intention n’a pas été de faire le recensement complet de tout le gibier rencontré en France, mais de donner au futur chasseur une idée générale de ce qu’il trouvera le plus souvent, en plaine, au bois ou à l’eau.

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