Les maladies du chiot et de l’adulte : il faut penser très tôt que ce jeune chiot sera susceptible de contracter certaines maladies, soit par contagion, soit par des parasites, soit par des produits chimiques ou des agents physiques.
Les maladies contagieuses les plus fréquentes sont la maladie de Carré et la leptospirose.
La maladie de Carré est une maladie virale, caractérisée d’abord par un écoulement séreux au niveau du nez et des yeux. Après quelques jours, la température augmente et des signes secondaires apparaissent : le plus fréquemment, une bronchite ou une bronchopneumonie, entraînant de la toux et une respiration difficile, ainsi qu’une diarrhée souvent hémorragique. Parfois aussi des pustules naissent sur la peau des cuisses, mais ce symptôme n’est pas suffisamment constant pour lui accorder beaucoup d’importance. Ensuite, se manifestent les signes neurologiques. Ils peuvent se déclarer tardivement, quelques semaines après une rémission des symptômes précédents, et consistent, à ce stade, en une paralysie du train postérieur, puis du train antérieur, et une encéphalite qui se caractérisé par des convulsions rappelant l’épilepsie. Le ’pronostic de dette maladie est très grave, le traitement reste aléatoire. La meilleure façon de protéger votre chien est de le faire vacciner, entre deux et trois mois. Les rappels nécessaires seront pratiqués, un mois, puis un an après la première injection.
La leptospirose (appelée improprement typhu+s) se transmet par, contact avec les sécrétions des animaux infectés. L’urine est le milieu de transmission le plus favorable. Le rat, souvent de leptospires, mais rarement malade lui même, joue un grand rôle de dissémination. Les symptômes dé la leptospirose sont variables, selon l’importance de la maladie. L’apparition des signes, souvent brutale, .se caractérise par. des vomissements et de la diarrhée. Les selles sont très liquides, marron noir, et mêlées de sang. Rapidement une déshydratation s’installe. La mort survient par urémie ; au stade maximum, les ictères jaunisses) sont fréquents. Là aussi le pronostic est très grave, souvent fatal, le traitement n’étant pas toujours efficace. Comme dans le cas de la maladie de Carré, la vaccination revêt une importance capitale. La première année du chien, le processus à suivre est le même que pour la maladie de Carré, mais un rappel se révélera nécessaire, par la suite, tous les onze ou douze mois.
Une troisième maladie contagieuse doit être mentionnée ici, parce que recrudescente actuellement : c’est la rage.. La contage diffère de celles des maladies précédemment citées. La rage e transmet par la morsure voire même par simple contact avec la salive d’un animal enragé. Cette maladie affecte tous les carnivores, mais également tous les animaux à sang chaud. L’épidémie qui sévit actuellement en France frappe surtout les carnivores sauvages, renards, belettes, fouines, etc. Les chiens de chassé’ sont donc beaucoup plus exposés que leurs congénères vivant à la ville. Il est primordial que les chasseurs prennent conscience du danger que représente la rage, pour leurs chiens, mais aussi pour eux mêmes. Il y a quelques mois, en Bourgogne, un chasseur a été mordu par son chien. Le chien, après avoir été abattu et autopsié, a été déclaré « enragé ». L’animal avait été lui même mordu, au cours d’une fugue, par un renard atteint de la rage. La maladie n’a pu être soupçonnée qu’après apparition des signes cliniques sur le chien. La période d’incubation’ de la rage varie beaucoup selon les individus. La période minimale connue est de. douze jours. Dans la majorité des cas, les signes cliniques, extrêmement divers, se manifestent, chez le chien, entre les quinze et vingt cinq jours suivant la morsure. On distingue deux formes de rage : la rage furieuse et la rage mue. Dans sa forme furieuse, nous constatons, dans les premières quarante huit heures après l’apparition des symptômes, une modification du caractère : le chien est inquiet, triste, il se cache dans les coins sombres. Pendant cette période, où il n’y a pas de changement important, la salive est très dangereuse, et l’animal peut déjà contaminer son entourage. Puis arrive le stade d’excitation, qui dure de trois à quatre jours. Le chien se lève, se couche, remue pendant des heures, se met en arrêt, fixe des images ou des êtres imaginaires et effectue en même temps des mouvements de mâchoires. Les chiens dociles ont tendance à conserver leur attitude affective, les chiens nerveux deviennent agressifs. Certains continuent à s’alimenter normalement, d’autres deviennent voraces, et la plupart délaissent les pâtées pour s’attaquer à la paille, au cuir, au bois, aux excréments, etc., en fait, à tout ce qui n’est pas une nourriture normale. Les spasmes de la gorge provoquent une douleur vive, et l’animal a tendance à frotter cette région avec ses pattes, comme pour chasser un corps étranger. La voix se modifie, le ton en devient rauque et l’aboiement se termine toujours par un hurlement très aigu. Le chien enragé a des accès de fureur indescriptibles, il se jette sur tout ce qu’il rencontre, et c’est précisément à ce moment là qu’il peut mordre. Bien souvent, le chien meurt dans un de ces accès, ou par paralysie progressive commençant par le train arrière. La mort survient au bout de quatre à cinq jours, par asphyxie.
La rage mue se caractérise, quant à elle, par un abattement, une tristesse, rarement par une attitude agressive. La paralysie apparaît très tôt. Elle peut commencer par un membre, une moitié du corps, par le train arrière, mais le plus souvent par la mâchoire inférieure. Le chien, par conséquent, ne peut plus mordre, ni aboyer. La mort, comme dans la forme furieuse, survient au bout de quelques jours.
Un chien présentant des symptômes pouvant faire penser à la rage doit être immédiatement isolé et placé sous surveillance, pendant une quinzaine de jours. Si vous habitez un département infecté ou limitrophe, et si votre chien a fait une fugue, il sera sage de le mettre également sous surveillance, pendant le même laps de temps. L’épidémie qui se développe actuellement en France nous vient de l’Est. Malgré les mesures sanitaires mises en oeuvre et les nombreuses battues organisées, la rage continue à progresser régulièrement de trente à quarante kilomètres par an.