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 Origines des chiens Berger de brie

La dénomination de chiens de berger de Brie ou Briards pour désigner les chiens de berger à poil long apparaît pour la première fois, en 1809, dans le Cours d’Agriculture de l’abbé Rozier. C’était le chien de plaine utilisé à la garde et à la conduite des troupeaux.

On pourrait, si l’on voulait situer antérieurement cette dénomination, rappeler une vieille légende du Moyen Age, relatant que le Sire Aubry de Montdidier ayant été assassiné, son chien s’acharna à poursuivre un nommé Macaire. Devant cette constatation, le roi ordonna un duel judiciaire entre ces deux adversaires. Ce combat singulier se déroula en 1371 en l’une Notre Dame et le chien dont la description était celle d’un Briard ( ?) fut vainqueur. Macaire, confondu, avoua son crime et fut décapité. On aurait appelé depuis ce chien "Chien d’Aubry". Pour perpétuer ce fait, on sculpta sur un écu de l’Eglise de Montdidier une tête de Briard dans les armes de la Ville (cette église fut malheureusement détruite en 1914 par les Allemands). Les utilisateurs de chiens, nombreux dans la région, auraient alors transposé l’appellation Chien d’Aubry en Chien de Brie, mais tout cela n’est vraisemblablement qu’une légende.

Plus certain est le fait, qu’en 1863, à la Première Exposition Canine de Paris, une chienne nommée "Charmante" ressemblant à un Briard fut classée première parmi les chiens de berger exposés. Elle fut photographiée comme tous les premiers prix de l’Exposition par Léon Crémière. C’est le premier document valable que nous possédons. En 1888, Pierre Mégnin commence à faire la distinction entre le berger français à poil ras et celui à poil long. Il écrit dans son journal L’Eleveur : "Le chien de Brie est le résultat du croisement du Barbet avec le précédent (chien de berger de la Beauce), il a les mêmes proportions, comme lui il a les oreilles courtes et droites, mais il en diffère par son pelage long et laineux, généralement ardoisé, foncé ou noir mal teint. On lui rogne très souvent la queue. Il a les mêmes qualités que l’ancien chien de berger français". A l’appui de ce texte, il publie un dessin de "Sans Gêne", 1er Prix et Médaille d’Or du ministre de l’Agriculture à l’Exposition de Paris de la même année.

Il faut attendre l’année 1897 pour voir les points de la race bien définis et publiés dans le premier standard établi par le Club Français du Chien de Berger. Pendant une courte période, il y eut deux variétés différenciées par le poil : l’une à poil laineux, l’autre à poil de chèvre ; c’est cette dernière variété qui a prévalu en raison des multiples défauts du poil laineux, notamment de son feutrage entraînant des difficultés pour l’entretien et l’hygiène de la peau.

Le travail des éleveurs et des amateurs, encouragés par l’engouement du grand public pour cette race depuis quelques décennies, a amené des modifications de son aspect général pour en arriver au chien du type actuel.

Sous le pseudonyme de Sédir (anagramme de Désir) une étude écrite en 1913 par Yvon Le Loup (1871 1926) fut publiée en 1926. De cette prestigieuse monographie (à peu près introuvable de nos jours), le Club "Les Amis du Briard" a réédité les meilleurs chapitres de l’oeuvre originale en 1978, en les complétant de questions supplémentaires dont l’ensemble peut être considéré, ainsi que l’écrit l’actuel Président du Club, Bernard Weber, comme le Manuel du parfait Briardier.

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