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 Les vaccinations

Elles doivent être pratiquées dès le deuxième mois, après que l’on a administré un vermifuge au chiot qu’un vétérinaire examinera préalablement pour s’assurer qu’il est en parfait état de santé.

Les vaccins actuels contre les maladies infectieuses du chien (maladie de Carré, hépatite contagieuse et leptospirose) immunisent à 95% s’ils sont complétés, deux ou trois semaines après leur injection, par l’inoculation d’une dose de vaccin contre la leptospirose. Si cette seconde injection n’a pas lieu, ils perdent une grande partie de leur efficacité.

La vaccination contre la rage doit intervenir lorsque les sujets ont plus de trois mois. On pratique alors ce qu’on appelle "la prophylaxie indirecte", avant que le virus de la maladie ait pénétré dans l’organisme.

La destruction des parasites

Qu’il s’agisse d’un chiot ou d’un chien adulte, c’est le vétérinaire qui est seul capable, après avoir procédé aux contrôles cliniques, aux analyses et aux examens microscopiques indispensables, de déterminer avec certitude la nature des parasites dont un chien est porteur et d’indiquer le traitement à appliquer. Il ne faut pas utiliser un produit vermifuge quelconque sans une telle prescription.

L’amputation de la queue

Quand doit elle avoir lieu ? Les avis sont partagés. Certains l’effectuent dans les tout premiers jours suivant la naissance ; d’autres y procèdent entre le sixième et le dixième jour. D’autres encore attendent le vingtième jour. Il en est qui amputent les sujets les plus forts à la fin de leur première semaine d’existence et attendent la seconde semaine pour soumettre les plus faibles à la même opération.

Le docteur Bruno estime qu’il convient, pour des raisons physiologiques, d’amputer la queue entre le vingtième et le trentième jour.

L’amputation normale se situe aux deux tiers de la longueur environ. C’est à dire que l’on conserve un tiers seulement de la queue du chien.

Lorsque ce dernier est exclusivement destiné à la chasse, on peut conserver une longueur de queue très légèrement supérieure.

Il nous paraît nécessaire de formuler quelques observations au sujet de cette opération, qui, avec celle appliquée aux oreilles, provoque souvent l’indignation injustifiée de nombreux défenseurs des animaux.

Nous n’évoquerons pas ici la taille des oreilles car elle ne concerne évidemment pas le Cocker dont l’une des caractéristiques originales réside justement dans la longueur et la beauté de ses oreilles. Par contre, en ce qui concerne la queue, l’amputation est un acte nécessaire.

Le Cocker Spaniel vient au monde avec une queue très longue. L’un des gestes rituels de cette race de chiens consiste à mouvoir très rapidement la queue pour exprimer sa joie. Il suffit de peu de chose pour rendre heureux un Cocker Spaniel ! Par exemple, dès que son maître le regarde, il répond en agitant frénétiquement sa queue. Je ne me souviens plus dans quel livre j’ai lu cette phrase : Le Cocker rit avec sa queue. D’ailleurs, il ne cesse de la remuer lorsqu’il est à la chasse.

Toute notion esthétique mise à part, il faut bien convenir qu’une queue de grande taille soumise à une telle agitation permanente finirait par être contusionnée ; il est même certain que les chocs répétés contre les meubles et autres objets qui garnissent un appartement finiraient par lui occasionner des plaies.

A la chasse, les risques de traumatismes seraient encore plus grands et, d’autre part, une grande queue gênerait considérablement le chien au cours de sa progression dans les ronces où il doit se glisser pour lever le gibier. Cependant, il faut bien préciser que la queue ne doit pas être taillée trop court comme cela arrive parfois (dans certains cas, la longueur du moignon correspond à celle d’une seule vertèbre caudale). Cette amputation excessive enlève au Cocker une bonne partie de sa beauté.

Notons enfin que, si l’amputation est exécutée correctement (de nombreux éleveurs y procèdent eux mêmes, et les autres propriétaires s’adressent à des vétérinaires), elle n’est pas douloureuse, quel que soit l’âge du chien. S’il est très jeune, il ne ressent pas la douleur (toutefois, on applique localement un peu de chlorure d’éthyle) ; lorsqu’il est plus âgé, le vétérinaire procède à une anesthésie.

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