Lorsque deux sujets ont un ou deux ascendants communs, il existe entre eux un lien de consanguinité. Leur accouplement ne doit être réalisé que par un éleveur très averti et toujours en prenant les plus grandes précautions, même s’il s’agit de fixer rapidement et certainement une caractéristique nouvelle de la race. En effet, une telle opération comporte des inconvénients et si, théoriquement, son objectif est d’assurer la transmission de qualités possédées par les géniteurs, elle joue le même rôle pour les défauts de ceux ci. Elle peut donc avoir un résultat négatif aussi bien du point de vue physiologique que sur le plan psychique. En particulier, si elle est trop fréquemment renouvelée, le fait que les deux sujets soient consanguins crée chez eux une forte prédisposition aux troubles nerveux qui peuvent avoir des conséquences fâcheuses.
En fonction des règles de la génétique, le choix des reproducteurs doit tenir compte de la beauté et de la perfection des formes appréciées par rapport au standard de la race (critère morphologique), des qualités physiologiques qui permettent d’obtenir le meilleur rendement de l’animal (critère fonctionnel), des possibilités de transmission aux descendants des caractères nécessaires à la continuation de la race (hérédité) et, enfin, des groupes sanguins des ascendants (généalogie).
En génétique, on donne le nom de phénotype à l’ensemble des aspects extérieurs d’un reproducteur tandis que le génotype définit l patrimoine qu’il peut transmettre à ses enfants par voie héréditaire. On doit définir le reproducteur non seulement en fonction des qualités qu’il a reçues de ses propres ascendants mais en évaluant les caractéristiques des produits qu’il peut engendrer. Le génotype ne peut être apprécié qu’à travers les descendants.