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 Conseil d’acheté un chien

Nous ne saurions vous conseiller d’acheter le chien qu’un collègue de bureau vous propose, pas plus que celui offert par un "ami" que l’on rencontre habituellement au petit bar du coin. Il ne faut accepter de telles offres que si les géniteurs appartiennent bien à la race des Cockers. Et pour en avoir la certitude, il suffit que la preuve de leur inscription sur une liste généalogique officielle vous soit présentée. A cette seule condition, les chiots pourront eux mêmes figurer sur cette liste. Il ne faut jamais oublier que, plus tard, si l’achat du jeune chien apparaît comme une mauvaise opération, il ne sera guère facile de faire des reproches à celui qui l’aura cédé pour une somme dérisoire ou l’aura purement et simplement donné pour s’en débarrasser plus facilement. Et lorsque le jeune animal sera devenu adulte, il occupera déjà une telle place d’arts la vie de son maître que ce dernier éprouvera bien des difficultés à se séparer de lui, même s’il n’est pas très beau ou s’il ne s’agit que d’un pauvre bâtard. En résumé, nous considérons que la meilleure attitude à adopter quand on veut acheter un Cocker consiste à s’adresser à un élevage agréé par la Société Centrale Canine, élevage dont les produits portent un nom spécifique attestant leur origine car il s’agit d’animaux dont le propriétaire est titulaire d’un "affixe" reconnu par cette Société.

Au fur et à mesure que la naissance des chiots est annoncée, ceux ci sont examinés par des délégués de la Société Centrale Canine qui contrôlent également le Livre d’élevage que chaque éleveur est dans l’obligation de tenir.

Il est probable que le prix d’un chiot acheté dans un tel élevage sera élevé, mais, dans quatre vingt dix pour cent des cas, l’acquéreur a la certitude de faire une bonne opération. Le propriétaire d’un établissement de cette catégorie est généralement une personne dynamique qui a fait des dépenses importantes et continue d’en faire pour assurer la bonne tenue de son chenil, l’entretien des reproducteurs, les contrôles vétérinaires, la présence d’un personnel suffisant en nombre et en qualité, la participation aux expositions, l’acquisition périodique d’un nouvel étalon et d’une nouvelle reproductrice de façon à apporter un sang nouveau à la souche déjà existante. Toutefois, il ne faut pas imaginer que le vendeur demandera une somme astronomique. Le prix qu’il indiquera sera fonction des origines raciales du chiot, de son âge et de sa valeur réelle. Ainsi, par exemple, pour un tout jeune animal ayant de soixante à soixante quinze jours, la dépense peut varier entre 1000 et 2000 F selon l’âge et la qualité car, dans chaque portée, il existe de très beaux sujets et d’autres qui le sont moins.

Il ne faut pas lésiner sur le prix car on s’aperçoit, parfois trop tard, qu’une "affaire" n’était pas aussi bonne qu’on l’avait imaginé. En outre, on ne doit jamais perdre de vue que, seul, le prix d’achat varie d’un animal à un autre. Les autres dépenses, telles que soins vétérinaires, alimentation, etc :, seront les mêmes quelle que soit la qualité du chien acquis.

En se rendant dans un élevage, l’acheteur a la possibilité de voir les géniteurs de son futur compagnon d’existence, de choisir parmi les jeunes chiots celui qui lui plaît le plus. Un éleveur digne de ce nom n’a jamais intérêt à vendre des chiots ayant des défauts. Le bon renom de son entreprise et son prestige personnel dépendent de la qualité des produits qu’il propose aux amateurs. Si le futur propriétaire d’un jeune chien n’est pas un expert et si, à l’occasion de l’examen plutôt superficiel auquel il procède tant bien que mal, une anomalie lui échappe, c’est l’éleveur lui même qui la lui signale et, pour cette raison, demande un prix moins élevé.

Au moment où il prend contact avec l’éleveur, le futur acheteur doit, avant tout autre chose, lui indiquer le type de chien qu’il envisage d’acquérir, si ses préférences vont à un sujet riche de promesses pour l’avenir ou s’il désire surtout avoir un beau chien de race sans se préoccuper des succès que celui ci pourra éventuellement remporter lors de compétitions canines.

Il ne faut jamais oublier que si l’on veut avoir un Cocker parfait, c’est à dire un animal possédant non seulement les caractéristiques annoncées par l’éleveur, mais l’ensemble des éléments propres à la race, on doit diriger son choix en conséquence. Un Cocker ne pourra jamais prétendre au titre de champion dans un concours de beauté s’il n’a pas fait la preuve qu’il a toutes les qualités exigées du chien de chasse que le Cocker est par nature. Si l’acheteur prévoit d’utiliser le jeune chiot devenu grand comme auxiliaire pour la chasse, il doit nécessairement chercher à savoir si les ascendants de l’animal ne rechignaient pas à "travailler". L’ardeur au travail s’est affaiblie chez trop de générations de chiens parce qu’ils n’ont jamais été employés sur le terrain. On peut éviter ce handicap en s’adressant à des éleveurs qui participent souvent à des concours de chasse et remportent des succès. Nous reviendrons sur ce point plus longuement dans notre chapitre intitulé : Le travail et le dressage du Cocker.

L’éleveur donne à l’acheteur toutes les indications utiles afin qu’il continue à alimenter correctement le chiot à partir du moment où celui ci sera installé au domicile de son nouveau maître. En observant ces recommandations, on évitera les conséquences d’un brusque changement de régime, toujours fâcheuses pour la santé du jeune chien.

Le chiot vendu par son éleveur avec un "affixe" est inscrit officiellement sur le Livre des Origines Français. En outre, il présente souvent l’avantage d’être issu de grands champions. On observe chez les éleveurs une tendance assez répandue à présenter leurs reproducteurs lors des championnats. En procédant ainsi, ils acquièrent de plus grandes certitudes sur la valeur qualitative des produits de leurs élevages. Bien que l’on ne puisse affirmer de façon absolue que des champions consacrés donnent toujours naissance à des champions en puissance, le calcul des probabilités permet d’établir qu’à peu près certainement les produits obtenus posséderont des caractéristiques somatiques très proches des exigences du standard. S’ils ne sont pas, à proprement parler, des champions, ce seront quand même de très beaux chiens

Le certificat d’inscription sera transmis à l’acheteur aussitôt que l’éleveur l’aura reçu lui même de la société canine (en général, dans les six mois suivant la naissance). Toutefois, si l’acheteur le demande, l’éleveur lui remettra une déclaration écrite attestant que le chiot est inscrit sur les livres généalogiques et qu’il lui fera suivre le certificat officiel dès que celui ci sera en sa possession. Habituellement, lorsqu’il est remis à l’acheteur, le chiot n’a pas de parasites ; il est déjà vacciné contre le typhus, la leptospirose et l’hépatite virale. Il est indispensable d’être bien informé sur ce point particulier (vaccination). Tout malentendu peut être fatal pour l’animal. S’il arrive, ce qui semble difficile à première vue, que rien n’ait encore été fait dans ce domaine, l’acheteur doit s’adresser sans attendre à un vétérinaire. En résumé, nous dirons qu’il est incontestable qu’un chien acheté à bas prix n’a guère de valeur et que, sauf exception, celui qui a été donné ne vaut rien ou presque (ceci, du point de vue de la seule valeur commerciale, bien entendu).

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