On sait depuis longtemps qu’à l’éclosion, les jeunes canards, oies et poussins peuvent avoir un comportement assez étrange. Si le parent canard, par exemple, est absent pour une raison ou une autre, le caneton s’attachera à n’importe qui ou n’importe quoi qui serait près de lui. Pour lui, ce nouvel objet ou nouvelle personne devient sa maman et, si maman bouge, il la suit. Il semble que cet attachement profond naît à un moment très précis après l’éclosion et, si le parent arrive trop tard, il sera ignoré par le caneton. Des amitiés très étranges ont été contractées par ces jeunes volatiles. Un, en particulier, s’attacha profondément à une balle de ping pong croyant que c’était sa mère d’autres adoptent une personne et ne la quittent pas d’une semelle. Bien sûr, quand l’éclosion se fait normalement, les canetons ont ces mêmes sentiments à l’égard de leur vraie mère. Quand elle quitte le nid et se dandine vers l’eau, ils se dandineront à la queue leu leu tout de suite derrière elle. C’est à ce moment qu’ils réalisent qu’ils ne sont ni des balles de ping pong ni des humains et pourront ainsi reconnaître ceux de leur espèce plus tard dans la vie.
En nourrissant un jour des canards il se peut que vous voyiez nager vers vous un gros canard ébouriffé avec une tête remplie de verrues rouges. C’est un canard de barbarie et il est probable qu’il sera suivi par d’autres de son espèce qui auront peut être un plumage légèrement différent. Les barbaries venaient, à l’origine, des forêts de l’Amérique du Sud et Centrale. Là bas les oiseaux sauvages sont beaucoup plus attrayants avec leurs plumes vertes. Des siècles de domestication ont donné au barbarie une apparence terne.