C’est Charles Darwin, naturaliste du dix neuvième siècle qui, le premier, découvrit les pinsons qui portent aujourd’hui son nom. En 1835 il visita les îles Galapagos et remarqua un certain nombre d’oiseaux qui manifestement faisaient partie de la même famille, mais qui n’avaient pas les mêmes moeurs alimentaires. Il en conclut que les pinsons avaient tous évolué à partir d’un ancêtre commun et qu’ils étaient arrivés on ne sait trop comment du continent Sud Américain. En l’absence d’autres espèces compétitives, ces pinsons originels s’étaient multipliés et s’étaient répandus à travers les différentes îles. Ils purent s’adapter à divers types d’habitats et sources alimentaires. Certains ne se nourrissaient que d’insectes et leurs becs devinrent minces, comme ceux des oiseaux chanteurs, alors que d’autres ne se nourrissaient que de cactus et de fruits mous, et ils eurent des becs plus épais. Un pinson prit les moeurs du pivert, cherchant avec soin les crevasses des arbres pour y tirer les insectes et larves. Néanmoins ce pinson n’avait pas la langue spécialement adaptée comme le pivert (voir page 161) et ne pouvait donc extraire sa nourriture de la même façon. A la place il employa un outil pour faire le même travail. Le pinson de Darwin tient dans son bec une épine de cactus ou une brindille et, en la faisant pénétrer dans les crevasses d’un arbre, arrive empaler sa proie et à la ramener de son abri. (Quand les descendants d’un type ancestral d’animaux se multiplient dans un nouvel habitat et s’y adaptent, formant des types nouveaux, le processus s’appelle la sélection naturelle.)
Certains des meilleurs constructeurs de nids font partie de la grande famille des tisserins d’Afrique. Utilisant de longues herbes ou des fibres de feuilles de palmiers, les tisserins ont l’avantage de pouvoir tisser et faire un noeud avec leur bec alors qu’avec une patte ils tiennent l’autre extrémité de la fibre. Le mâle du « tisserand du village » commence par tisser une boucle autour d’une branche. Se tenant à l’intérieur, il parfait son oeuvre en rajoutant autant de matériaux qu’il peut, d’abord d’un côté, puis de l’autre, jusqu’à former un nid en forme de boule. Un trou ou cheminée, sur le bas de cette structure, forme l’entrée.
Regardez attentivement une’ rangée d’oiseaux sur un fil téléphonique et vous verrez probablement qu’ils sont rangés d’une façon égale le long du fil. La plupart des oiseaux qui vivent en bandes ont tendance à se ranger de cette manière. La distance entre chaque oiseau d’une même espèce est d’habitude la même. Chacun s’approche aussi près que possible de son voisin, tout en prenant la précaution de ne pas être à portée d’un mauvais coup de bec.