Si vous regardez attentivement les pieds du fourmilier géant se trouvant au bas de la page précédente, vous remarquerez qu’ils ont une apparence assez bizarre. Les fourmiliers suivent un régime très particulier : ils ne se nourrissent que de fourmis, de termites et de leurs larves. Les animaux à régime particulier présentent en général des caractéristiques adaptées à ce régime. Les fourmiliers ont des griffes très puissantes sur les pattes antérieures, qui leur servent à éventrer les fourmilières ou les termitières. Ils possèdent également un long museau étroit et une langue à extrémité visqueuse pour attraper les insectes, Il semblerait donc que le fourmilier marche sur ses jointures afin de ne pas émousser ses griffes.
Les tatous sont extrêmement bien protégés par une carapace de plaques osseuses recouvrant leur dos et leurs flancs. La peau de la tête, de la queue et des pattes est également cuirassée, au point que l’animal a vraiment l’air de porter une armure. Sur le dos, la carapace principale est divisée en ban : des, afin de permettre un certain mouvement. Le nombre de bandes diffère selon chaque espèce de tatous. Ils sont des fouisseurs efficaces et peuvent facilement disparaître sous terre si on leur fait peur. Une certaine espèce peut même se rouler en boule, s’il le faut.
Un pangolin ressemble assez à un fourmilier à écailles. En fait, ses moeurs ne diffèrent pas beaucoup de celles du fourmilier et l’on pense que la ressemblance entre les deux animaux est un autre exemple d’évolution convergente. Les fourmiliers se limitent au Nouveau Monde, alors que les pangolins forment un petit groupe d’animaux d’Afrique et du sud asiatique. De même que les fourmiliers, les pangolins mangent des fourmis et des termites et, de ce fait, ont développé des traits spéciaux pour pouvoir les manger : c’est à dire un long museau pointu et une langue incroyablement longue et gluante. Ils n’ont pas de dents. Leur trait le plus typique est néanmoins l’armure d’écailles disposées en tuiles, qui couvre la presque totalité de leur corps, la partie ventrale exceptée. Les écailles sont en fait des poils modifiés.
Lapins et lièvres appartiennent au même grand groupe de mammifères que l’on trouve presque partout dans le monde. Il y a beaucoup d’espèces et, dans certains cas, les noms de lapin et lièvre sont devenus interchangeables. Il y a, néanmoins, certaines différences générales importantes entre eux. Le lièvre est d’habitude plus grand, possède de plus longues pattes et des oreilles aux extrémités noires, également plus grandes. Il court en zigzag en faisant de grands bonds alors que le lapin court normalement. Le lièvre a tendance à rester solitaire ; il se repose pendant la journée dans une dépression de terre peu profonde, qu’on nomme un gîte. Le lapin, au contraire, vit en colonie et construit des tunnels aux systèmes complexes : des terriers, dans lesquels il habite et élève les lapereaux. Ces modes de vie différents se remarquent surtout au stade du nouveau né. Les lapereaux naissent dans la sécurité d’un terrier souterrain ils sont aveugles, sourds et presque nus à la naissance. Ils restent sans ressources durant dix jours et dépendent de la mère pendant une vingtaine de jours encore. Les levrauts naissent à ciel ouvert, ils sont entièrement couverts de fourrure et ont la faculté de voir. En quittant le gîte, la portée se sépare, bien que la mère continue à leur rendre visite individuellement pour les allaiter : ce qui garantit une bonne chance de survie pour le reste de la portée, au cas où un des levrauts serait découvert par un prédateur.