Les volutes sont très recherchées pour leur beauté et leur rareté par les collectionneurs de coquillages. Il y en a environ 200 espèces et la plupart vivent dans les climats tropicaux, particulièrement autour de la Grande Barrière de Récifs en Australie. La grande coquille sur cette page s’appelle Cymbium, mais porte le nom populaire « Ecopeur » car les indigènes du nord est de l’Australie l’emploient pour écoper leurs canoës et pour transporter de l’eau.
Le buccin est un carnivore actif et avide toujours en mouvement au fond de la mer à la recherche de vers, de crabes et de poissons morts. En même temps qu’il rampe, son siphon est érigé au dessus de lui pour aspirer l’eau dans ses branchies et également pour « gouter » l’eau. En effet, il se dégage d’un animal mort, se décomposant sur le fond marin, une odeur caractéristique qui corrompt l’eau permettant au buccin de le trouver rapidement. Il est très friand de patelles qui sont, comme vous l’avons vu page 22, très difficiles à détacher d’un rocher. Sa méthode pour y parvenir est très simple : la trompe est allongée et la radule fore un trou dans la coquille de la patelle ; puis la trompe se faufile à l’intérieur et la radule scie la chair de sa victime ramenant des lambeaux vers sa bouche.
Les limaces et escargots se sont adaptés avec succès à une vie terrestre. Après un examen rapide de l’escargot que vous voyez dans le jardin, il ne semble pas très différent de son parent aquatique, le buccin. Néanmoins, les limaces et les escargots respirent de l’oxygène au lieu de l’eau, ils n’ont plus besoin de siphons ni de branchies, et la cavité palléale est devenue un poumon qui s’ouvre vers l’extérieur à travers un orifice que l’animal peut ouvrir ou fermer à volonté. Vous aurez peut être remarqué cet orifice sur une grande limace sur laquelle il est très visible. Bien que vivant sur la terre, les limaces et les escargots dépendent encore d’un climat humide et c’est pour cela qu’ils recherchent des lieux humides et sombres comme les haies pour s’y installer. Ils sécrètent beaucoup de bave pour se maintenir humides et cela leur permet aussi de progresser plus facilement. Pendant l’hiver et les périodes de sécheresse ils sont forcés d’hiberner.