Évidemment c’est la première question qui vient à l’esprit en parlant de zèbres mais, malheureusement, personne ne connaît vraiment la réponse. En regardant un zèbre au jardin zoologique, les rayures semblent très voyantes et il serait difficile de penser qu’elles offrent une quelconque protection. Pourtant une théorie la prête. Ces rayures hardies servent peut être à rendre confuse la forme d’un zèbre. De loin, à travers le miroitement des plaines herbeuses sur lesquelles vivent les zèbres l’ensemble flou de ces rayures peut échapper à la vue des lions et des tigres. Les motifs sont variables et il n’y a pas deux zèbres qui se ressemblent. Un petit détail intéressant : le peuple africain considère le zèbre comme un animal noir avec des rayures blanches alors que nous le considérons comme un animal blanc avec des rayures noires.
Quand on le voit au jardin zoologique, le coloris du tapir à chabraque semble un peu absurde. Il a l’air d’être étroitement corseté d’un manteau blanc, un peu comme celui porté par un chien à sa mémère. Pour comprendre pourquoi un animal’ aussi étrange a des coloris aussi étranges, il faut considérer le lieu où vit le tapir, et ses moeurs. Ce sont des animaux secrets et nocturnes vivant au bord de l’eau dans des forêts tropicales denses. Ils sont assez grands, de la taille d’un âne, mais avec des pattes plus courtes, et, comme ils sont herbivores, ils paissent toute la nuit pour se nourrir suffisamment. Au clair de lune, leurs silhouettes imprécises noires et blanches se marient bien à leur environnement, le tapir est ainsi parfaitement camouflé pendant ses randonnées nocturnes. Des motifs qui rompent ainsi la forme d’un animal s’appellent colorations disruptives.