Nous venons d’exposer les principes de base de la toilette du Cocker.
Quand il s’agit de préparer un animal qui va paraître dans une exposition, le problème est plus complexe.
Dans un certain sens, on peut dire que chaque chien a sa toilette personnelle. Tout éleveur avisé connaît des astuces grâce auxquelles le corps d’un chien peut sembler plus court, son cou paraître un peu plus long, etc.
Sans qu’il s’agisse pour autant de procéder à un véritable "camouflage" de l’animal, tout propriétaire d’un chien destiné à participer à une exposition peut, s’il a les connaissances nécessaires, le préparer de manière à accentuer ses qualités et atténuer ses défauts.
Pour y parvenir, on peut intervenir lors de la toilette du chien ou quand il est présenté au jury car ce dernier tient le plus grand compte de la présentation. Un bon chien mal présenté peut être déclassé lorsque les juges le comparent à un autre animal moins beau mais que son propriétaire aura su mettre en valeur. Il faut donc dresser le chien pour qu’il se comporte parfaitement sur l’estrade et demeure indifférent à la présence de la foule comme à celle des autres concurrents. Habituez le à bien se tenir sur le sol comme sur une table, dans la position déterminée par le jury. Il ne doit pas réagir quand on touche une partie quelconque de son corps ; il doit admettre que l’on examine ses dents et pouvoir marcher naturellement sans tirer sur la laisse ou se faire tirer à l’aide de celle ci.
Il serait à la fois long et difficile d’examiner dans le détail tous les aspects de ce problème. La meilleure façon de s’informer consiste à assister aux expositions pour observer le comportement des participants, surtout de ceux qui gagnent les concours. Pour de nombreuses raisons, le chien présenté par un éleveur prend presque toujours la première place devant celui de l’amateur et ce dernier, rendu furieux par son échec, estime qu’il est la victime de ténébreuses machinations.
En réalité, s’il échoue, c’est que, le plus souvent, son chien est mal préparé : sa toilette n’a pas été faite correctement, il ne reste pas calme, refuse de se laisser toucher, de marcher ou bien, au contraire, il part soudain comme une flèche et traverse l’estrade entraînant derrière lui son malheureux propriétaire qui n’en peut mais. Dans de telles circonstances, comment le juge pourrait il apprécier exactement les mérites d’un animal soumis à son examen dans d’aussi mauvaises conditions.