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 Qu’est ce qu’un « nounours » australien ?

Presque tout le monde a eu, étant enfant, un « nounours », mais il n’y a pas grand monde qui sache que son modèle n’est pas un ours. L’ours est un mammifère placentaire alors que le koala qu’on appelle souvent le « nounours » australien est un mammifère marsupial faisant partie du groupe de la famille des phalangéridés. Il est très intéressant de noter qu’un certain nombre de marsupiaux confinés sur le continent australien ressemblent à des mammifères placentaires et agissent comme ceux vivant sur d’autres continents. Le phalanger planeur ressemble beaucoup à l’écureuil volant par exemple.

Pourquoi en est il ainsi ?

Il y a environ cinquante millions d’années, l’Australie fut coupé des autres continents pendant l’évolution des mammifères. Ceci permit aux marsupiaux de s’adapter à n’importe quel type d’habitat, libres de toute compétition avec les mammifères placentaires. Dans les autres continents, les mammifères placentaires prospérèrent et remplacèrent les marsupiaux. Ainsi, sauf en Australie (et en Amérique, où certains opossums réussirent à survivre), on ne trouve pas de marsupiaux ailleurs dans le monde. De cette façon, dans des continents séparés, des représentants de deux groupes de mammifères non apparentés, s’adaptèrent à une vie dans les habitats disponibles. Les conditions particulières ayant été les mêmes dans chacun des continents, les animaux, qui évoluèrent en fonction de leur habitat, eurent des similitudes quant à la forme et au comportement. Ce phénomène est appelé évolution parallèle convergente.

Que mange le koala ?

Le koala se nourrit d’une façon très particulière. Il ne mange que des feuilles d’eucalyptus, mais pas n’importe lesquelles seulement celles qui sont jeunes et tendres, et encore n’en mange t il que le bout. Ajoutons à ces préférences que certaines races ou variétés de koalas ne mangent les feuilles que d’un certain type d’eucalyptus. Ces moeurs tatillonnes du koala et son incapacité à s’adapter à d’autres nourritures, le rendent particulièrement vulnérable. L’abattage des eucalyptus ou les incendies ’des forêts, puis, plus tard, le massacre des koalas pour leur fourrure, ont tristement réduit leur nombre.

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