Les indicateurs sont un petit groupe d’oiseaux africains qui se nourrissent principalement d’insectes. Ils sont particulièrement friands d’abeilles et de guêpes, et certains même entreront dans un nid d’abeilles pour s’emparer d’elles ou de leurs larves. Il semblerait que certains indicateurs iraient jusqu’à manger la cire utilisée par les abeilles pour construire leur nid ; ce sont là des moeurs extrêmement rares parmi les oiseaux. Mais plus intéressante est la manière dont ces oiseaux recrutent l’aide d’un blaireau pour éventrer le nid, et voler la cire. Une fois que l’indicateur a trouvé un nid occupé, il s’envolera à une courte distance, et, d’un buisson, caquètera avec insistance. Un blaireau, attiré par l’urgence de l’appel, s’approchera de l’oiseau qui volera juste un peu plus loin et caquètera à nouveau. Quand le blaireau le rattrapera, l’oiseau recommencera sa manoeuvre jusqu’à ce que le blaireau trouve le nid. L’indicateur attendra patiemment la destruction du nid, le repas du blaireau, et aussitôt que ce dernier se sera éloigné, l’oiseau ira chercher sa part.
L’énorme bec gaiement bigarré du toucan a l’air lourd et gauche, mais en fait le toucan s’en arrange très bien, car il n’est pas aussi lourd qu’il le semble. Un réseau de fibres osseuses est recouvert d’un fourreau corné très dur, rendant le bec remarquablement puissant et léger. On ne sait pas exactement pourquoi le toucan a besoin d’un aussi grand bec mais en tant que frugivore, il doit trouver sa longueur utile pour atteindre et détacher des baies de branches qui ne pourraient pas supporter son poids. Il attrape les baies avec l’extrémité du bec et les lance en l’air avant de les rattraper dans son gosier pour les manger. Il est peu probable que ce type de bec soit une arme offensive mais sa taille impressionnante peut avoir une certaine valeur pour effrayer un ennemi éventuel. Une autre explication avancée nous apprend que les couleurs distinctives et la proéminence du bec servent aux toucans ayant une coloration du corps similaire, à se reconnaître entre eux. Ou encore, les couleurs vives peuvent avoir un rôle de signaux entre ces oiseaux pour une exhibition agressive ou pour un comportement amoureux.
Perçant l’écorce d’un arbre avec son bec en forme de burin, le pic met à nu les tunnels creusés par les larves d’insectes. Il darde sa langue (qui a près de 15 centimètres chez le pivert) et poignarde la larve avec son extrémité barbelurée pour pouvoir la retirer de sa retraite.