Les traits remarquablement humains d’un vieil orang outang lui ont valu ce nom. En vieillissant, une moustache et une barbe lui poussent, le reste de sa figure demeurant imberbe. Souvent il a un petit bedon, sa peau se ride, ses joues et son cou deviennent flasques. Les orangs outangs vivent en général dans les arbres, mais quand les gros vieux mâles n’ont plus la force de se balancer dans les arbres, ils restent au sol. Comme les chimpanzés, les orangs outangs font une plate forme dans les arbres pour y dormir la nuit. Mais le lit de ces derniers est plus élaboré, car l’orang outang se construit un abri au dessus de sa tête pour ne pas être mouillé par la pluie.
Au jardin zoologique chacun de nous a été impressionné par la taille d’un gorille mâle. Il peut atteindre un mètre soixante dix, peser 180 kilos, et ses bras avoir une envergure de deux mètres et demi. À l’état sauvage, s’il est dérangé, le gorille donne un spectacle de fureur qui est terrifiant. Il se lève sur ses pattes arrière, pousse des rugissements horribles, court de biais en se frappant la poitrine et jette en l’air des plantes qu’il déracine. En dépit de cette démonstration menaçante, on ne connait pas de cas où le gorille aurait attaqué l’homme en face à face. Tous les gorilles se frappent la poitrine et, chez les femelles et les petits, on pense que c’est leur façon de se décharger d’un surplus d’énergie.
Par contraste aux cabrioles acrobatiques des singes et des anthropoïdes, les paresseux se meuvent au ralenti aux cimes des arbres. Ils pendent sous les branches, accrochés par les griffes crochues de leurs mains et de leurs pieds, et c’est dans cette position qu’ils passent la presque totalité de leur vie. Ils mangent, dorment, s’accouplent, et même mettent au morde leurs petits, la tête en bas. Il y a deux traits intéressants du paresseux qui se rattachent à sa vie à l’envers. Le premier est qu’il peut faire presque un tour complet avec sa tête pour compenser sa position inversée. Le second est que sa fourrure, partant à rebrousse poil du ventre vers le dos, le protège des pluies tropicales, qui peuvent ainsi s’écouler facilement.