Au membre antérieur, le métacarpe se compose de 5 os métacarpiens numérotés de I à V, de dedans en dehors. Le métacarpien du pouce I est très court. Extérieurement, il se présente plus ou moins accolé au membre, vers le milieu du canon antérieur avec, à son extrémité, une petite griffe et ne participe pas à l’appui.
Dans mon ouvrage sur le berger de Beauce, j’ai noté : Dans les races bergères, notamment chez le Beauceron et le Briard, on constate assez souvent la présence d’ergots doubles aux antérieurs. Non seulement cette anomalie est disgracieuse mais elle est nuisible pour les aplombs du membre et toujours gênante pour la marche. Elle est de caractère génétique dominant.
En présence d’ergots antérieurs chez un chiot, il est vivement conseillé de pratiquer leur ablation dès la naissance. A ce moment l’ossification des os de ces appendices n’est pas encore réalisée et une simple excision avec des ciseaux courbes sur le plat permet de les éliminer sans peine et presque toujours sans douleur.
L’hémorragie, toujours minime, s’arrête par compression et la cicatrice consécutive est ultérieurement cachée par les poils. Si le chiot est plus âgé, l’intervention est moins sommaire et nécessite souvent une désarticulation du métacarpien rudimentaire, sous anesthésie locale, avec suture des téguments, pansement légèrement compressif et antiseptique. Même si l’on use pour la suture des fils se résorbant, une légère cicatrice peut demeurer après la guérison.
Au membre postérieur le métatarse est constitué par quatre grands métatarsiens et un petit métatarsien rudimentaire, placé au côté interne du métatarsien II, et représente le métatarsien I du pouce. Il est constant mais plus ou moins développé suivant les individus et parfois soudé en haut au premier os cunéiforme. Il a la forme d’un os allongé ou arrondi, placé le long du bas postérieur de la région métatarsienne. Parfois, il est assez développé lorsque ce métatarsien est prolongé par une ou deux phalanges, mais cette extension est anormale. Pour le berger de Brie, les associations d’élevage s’occupant de cette raçe exigent que cet ergot soit double et éliminent de la reproduction tout sujet non porteur du double ergot.