La taille d’un chien se mesure en centimètres au garrot, à l’aide d’une toise.
Dans la pratique courante, il n’est pas nécessaire, pour mesurer correctement la taille d’un chien comme le conseille le Professeur Queinnec , de prendre neuf mensurations successives bien d’aplomb dans 3 positions différentes, la mesure dite "médiane », parmi les 9 exécutées indiquant la taille exacte du sujet.
Cette méthode dérivant de la bio mathématique n’est pratiquement pas applicable dans un ring de jugement, alors que l’examinateur a souvent 50 chiens et parfois plus à apprécier au cours de la journée d’exposition.
En général, si le juge connaît bien la race, s’il a le coup d’oeil suffisamment exercé et si le sujet présente une taille située dans la fourchette des maxima et minima indiqués dans le standard, la toise est inutile ; mais il y a de nombreux cas douteux et dans cette éventualité, la toise devient indispensable. Cet appareil comporte des modèles très variés, plus ou moins sophistiqués ; il s’agit en réalité d’une simple potence dont la partie horizontale peut coulisser le long de la tige verticale. Cette dernière doit être maintenue parfaitement droite et l’autre parfaitement à l’équerre, ce qui peut être contrôlé lorsque celle ci est munie d’un petit niveau à bulle d’air.
Le chien doit être placé bien d’aplomb ni campé, ni rassemblé sur un sol parfaitement plat. La taille se mesure au garrot. Le garrot du chien n’est pas toujours situé à la même place fixe, sur la ligne du dessus, même dans des races de type médio ligne comme les chiens de berger français, ni même chez chaque sujet dans chacune de ces races.
Si chez le cheval, le garrot est bien déterminé et a pour base squelettique les 8 ou 9 apophyses épineuses dorsales suivant la première, par contre chez le chien, comme il correspond à l’angle antéro supérieur des 2 omoplates, sa situation dépend de l’inclinaison de l’épaule sur l’horizontale.
D’une manière générale, la verticale abaissée du garrot vers le sol passe chez les médio lignes par l’axe médian de l’avant bras. Dans certains cas, cette ligne peut être tangentielle à la pointe du coude, notamment chez les sujets à épaule oblique ou très oblique. Selon Brégi, chez les longilignes, cette verticale passe à proximité de la pointe du coude, alors que chez un ultra bréviligne, elle peut se situer devant l’avant bras.
Il n’est pas toujours facile de mesurer avec exactitude la taille, certains sujets timides manifestent une appréhension lorsqu’ils voient approcher l’instrument, redoutant que ce ne soit un bâton et réagissent en se baissait lorsque la potence frôle leur dos. Certains cherchent même à mordre l’examinateur.
Le chien doit être tenu très court par son maître et il est préférable de lui masquer l’oeil du côté de l’examinateur avec la main.