Presque toutes les araignées tissent une toile mais seules quelques unes tendent cette toile pour y piéger leurs proies. La mygale des pays tropicaux et subtropicaux est une araignée qui tisse une toile tubulaire dans un trou du sol. Ce trou, creusé par l’araignée, peut avoir plusieurs centimètres de profondeur et a environ trois centimètres de large. Puis l’araignée tisse une toile qui tapissera l’intérieur du trou et ceci terminé, elle construira une porte à charnière qui s’ajustera parfaitement. Celle ci est faite de soie, de particules de terre et est souvent camouflée de mousses. C’est une retraite parfaite. Si elle est dérangée par des ennemis, de l’intérieur elle s’accrochera à la porte, l’empêchant ainsi de s’ouvrir. On ne sait pas exactement comment la mygale attrape ses proies. On pense qu’elle entre ouvre sa porte et regarde par une petite fente le passage d’insectes qu’elle entraîne dans son repaire.
Les étoiles de mer et les oursins rampent doucement sur des centaines de pieds tubulaires hydrauliques. Si vous retournez une étoile de mer vivante, vous apercevrez des rangées de petits pieds tout au long de chaque bras. (Si vous la laissez dans cette position, minutez le temps qu’il lui faudra pour se remettre à l’endroit. Certaines peuvent le faire en deux minutes, d’autres mettent plus d’une heure.) Chaque pied tubulaire ambulacraire est relié à un bulbe musculeux enfoncé dans chaque bras. Toute cette organisation fonctionne par un système vasculaire à eau. Le bulbe se contracte, et met le pied sous pression. Une ampoule podiale s’accroche au fond sous marin, le pied se contracte refluant l’eau vers le bulbe et l’étoile de mer avance d’une fraction de centimètre. Si chaque pied était employé seul, il est évident qu’il n’aurait pas beaucoup d’efficacité, par contre si les pieds sont employés en relais, l’étoile de mer peut avancer à une vitesse d’environ cinq centimètres à la minute.
Avez vous jamais essayé d’ouvrir une moule ou une huître avec vos mains ? C’est presque impossible de le faire en tirant, alors comment l’étoile de mer peut elle le faire avec ses minuscules pieds ? Le secret est que, encore une fois, l’étoile de mer emploie ses pieds en relais. Elle se voûte sur la coquille fermée et agrippe ses pieds de chaque côté. En gardant certains de ses pieds au repos tout en exerçant une pression avec les autres, l’étoile de mer parvient à affaiblir la résistance du bivalve, jusqu’au moment où il abandonne cette épreuve de force. Au moment où les valves s’ouvrent ne serait ce que d’une fraction de seconde, l’étoile de mer retourne son estomac, le pousse entre les coquilles et en digère le contenu.